Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 09:13
Le vent a (enfin) tourné pour les élus du canton de Vatan, qui ont visité, hier le chantier du parc éolien, commencé il y a quinze jours.
 
Ils ont de la gadoue jusqu'aux chevilles, mais gardent le sourire aux lèvres. Dominant l'immense trou creusé méthodiquement par la pelleteuse, les élus du canton de Vatan ne boudent pas leur plaisir. « Certes, ce n'est encore qu'un trou. Mais il marque la fin de six ans d'attente et de procédures », lâche Yves Fouquet, le maire de Vatan, heureux de cette première visite de chantier sur le futur parc éolien de sa commune. « Non, pas six ans. Cela fait sept ans, depuis le 22 octobre », rectifie Gérard Pion, son collègue de Ménétréols-sous-Vatan. Son village doit lui aussi accueillir un parc de treize éoliennes, dont les travaux de construction devraient débuter au printemps 2010.
La société portugaise EDP Renouvelable, qui a repris le projet, a donné le premier coup de pelleteuse sur le site des Blés d'Or il y a une quinzaine de jours. Si le dossier fait toujours l'objet d'un recours devant la cour d'appel de Bordeaux, déposé par l'association Vent contraire, ce démarrage du chantier est perçu comme un signe encourageant. « J'imagine que la société EDP a bon espoir de gagner, sinon elle ne s'engagerait pas dans des travaux aussi coûteux », suppose Yves Fouquet qui regrette, au passage, le « temps perdu ». « Sans les recours, les éoliennes seraient en place depuis trois ans. C'est une perte de 400.000 € à 500.000 € de taxe professionnelle par an pour la communauté de communes. »
Si le chantier n'est pas interrompu, notamment par le froid, ce premier parc de six éoliennes pourrait être mis en service au printemps prochain. « D'ici là, il n'y aura peut-être plus de taxe professionnelle si le gouvernement fait sa réforme. Il nous restera celle sur le foncier bâti », se console Gérard Pion. « Dans notre canton, on a joué le jeu de développer les énergies renouvelables. Souhaitons que l'État maintienne son projet de créer une taxe sur l'éolien », positive Yves Fouquet, qui souligne au passage le poids de ce volet environnemental dans la décision de privilégier ce type d'énergie. « Ce n'est pas juste l'appât du gain. C'est une volonté politique de faire un geste pour notre planète. »

4,2 millions d'euros : c'est le coût d'une éolienne du parc de Vatan. Soit 25,2 M€ pour l'ensemble du site. Un investissement entièrement supporté par la société privée EDP, qui gérera aussi l'exploitation.
Les quatre parcs éoliens prévus sur le canton de Vatan permettront de couvrir les besoins en électricité d'environ 25.000 habitants.
La société EDP gère une trentaine de parcs éoliens en France. « Nous sommes le troisième exploitant d'éoliennes au monde », a affirmé hier son représentant, Éric Sauvaget.


Le chiffre 41
C'est le nombre maximum d'éoliennes qui seront érigées dans la zone de développement éolien créée sur le canton de Vatan : 6 à Vatan, 5 à Liniez, 6 à Luçay-le-Libre, 13 à Ménétréols, 4 à Giroux, 2 à Saint-Pierre-de-Jards et 5 à Fontenay.

NR du 26/11/09
Par franck - Publié dans : Eoliennes
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 11 2009 09:22
Alors qu'elles ne sont qu'en phase de test, les six éoliennes exaspèrent déjà certains riverains qui se plaignent d'une émission sonore quasi permanente.

 



Le soir, j’entends comme un bruit mécanique de machine à laver et j’ai droit à des flashs blancs toutes les cinq secondes. Où se trouve donc Michel Brault, un retraité de la police ? Dans sa maison, à moins de 500 m des six éoliennes de Saint-Genou.
En phase de test avant une mise en service industrielle prévue début janvier, les mâts gigantesques suscitent déjà la controverse. « J’ai mis ma maison en vente, ajoute Michel Brault, et un notaire a estimé qu’avec une telle présence, elle vaut 35 % de moins. Qui va m’indemniser ? »
Certes, l’homme a été un opposant de la première heure au projet, mais force est de reconnaître qu’il a quelques arguments à faire valoir.
Les éoliennes sont impressionnantes au bout de son terrain, de l’autre côté de la RN 143. Quant au bruit, on a droit à un « wouf wouf » un peu lancinant qui ne vous percute tout de même pas les tympans.
Plus haut, au pied des moulins à vent, dans le hameau de La Brigaudière, Jacqueline et Michel Bertrand, 76 ans et 83 ans, ont l’air eux aussi très perturbés. « On aurait préféré finir nos jours sans ces machines qui nous cassent la tête», clament -ils.
 
Le promoteur ’’ respectera la réglementation ’’
Que pense le promoteur du parc éolien de tous ces désagréments ? Responsable des projets à la société Volkswind, basée à Tours, Richard Polin compte se rendre sur place mardi pour vérifier s’il s’agit du bruit aérodynamique des pales ou d’un autre qui serait plus anormal, venant du mécanisme. Et de toute façon, il assure qu’il respectera la réglementation des bruits de voisinage qui impose de ne pas dépasser une différence de 3 décibels la nuit et de 5 le jour. « Quand les six éoliennes fonctionneront ensemble,on effectuera des mesures avec des sonomètres. Si c’est nécessaire, on les bridera à distance en réduisant leur vitesse ». Les constructeurs affirment avoir mis au point, outre des pales profilées comme des ailes d’avions, des engrenages de plus en plus silencieux avec des arbres de transmission sur coussinets amortisseurs et des nacelles capitonnées. Pour eux, à 500 m, le bruit atteint 35 décibels, soit le niveau d’une conversation à voix basse.
L’Agence française de sécurité sanitaire de sécurité sanitaire de l’environnement considère qu’il convient d’évaluer l’impact acoustique des parcs au cas par cas, tout en faisant valoir que les émissions sonores n’ont pas de conséquences directes sur l’appareil auditif.
« On assiste à un effet de mode de construction de ces énormes ventilateurs soumis à des vents intermittents qui font vivre aux gens des cauchemars », souligne de son côté, Laurence Frayssignes, de l’association indrienne Vent contraire, laquelle signale que des décisions de justice ont imposé un arrêt des éoliennes, nuitamment. assure-t-il,

S’agissant des flashs blancs envoyés dans le ciel, la société Volkswind indique qu’elle ne fait que respecter ce qu’impose l’aviation civile et militaire, même en dehors des couloirs aériens.

Les ondes télé brouillées

Autre effet inattendu de la présence des éoliennes à Saint-Genou : le brouillage des ondes de télévision. 140 personnes, dans un village d’un peu plus de 1.000 habitants, sont venues se plaindre en mairie pour dire qu’elles ne voyaient quasiment plus rien sur leur poste.
Richard Polin reconnaît que lorsque les pales tournent, elles peuvent renvoyer les ondes à cause de leur alliage en fibre de carbone. Mais il souligne aussi que Saint-Genou se trouve dans une cuvette et que la réception est déjà considérée comme difficile par TDF (Télévision de France) pour ceux dont les antennes sont dirigées sur l’émetteur de Malicornay.
Une campagne de mesures devrait être menée pour connaître les vértitables impacts des éoliennes. Volkswind s’engage à trouver les solutions techniques qui pourraient aller, pourquoi pas, jusqu’à la construction d’un réémetteur.

Nr du 21/1/09

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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 11 2009 08:59
Intervention du sénateur UMP de l'Indre et Loire, Mr Dominique Leclerc sur les nuisances et le démantèlement des éoliennes.

La parole est à M. Dominique Leclerc, auteur de la question n° 600, adressée à M. le ministre d’État, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat.

M. Dominique Leclerc. Madame la secrétaire d’État, à l’heure où le réchauffement climatique pèse sur l’avenir de notre planète, les enjeux environnementaux intéressent de plus en plus les Français, comme en témoignent les récents débats sur le Grenelle de l’environnement et sur la taxe carbone. Avec le protocole de Kyoto, ratifié par la France dès 1997, nous avons fait pour la première fois le choix de l’adoption d’objectifs contraignants visant à réduire les émissions des gaz à effet de serre. L’Europe a franchi un pas supplémentaire en 2008 avec l’adoption, sous présidence française, du paquet énergie-climat qui fixe à l’horizon 2020 un triple objectif : 20 % d’économie énergétique, 20 % de réduction des gaz à effet de serre et 20 % d’énergie renouvelable.

Dans la perspective de la conférence de Copenhague de cet automne, l’Europe apparaît comme le continent qui a le plus œuvré pour la révolution verte. Mais il nous faut poursuivre cet effort en soutenant, notamment, la promotion et le développement des énergies renouvelables.

L’énergie éolienne a connu un développement continu au cours de ces dernières années. À ce rythme, le nombre d’éoliennes installées en France devrait passer de 2 500 aujourd’hui à près de 15 000 d’ici à 2030, soit une forte augmentation en vingt ans.

Certes, les éoliennes contribuent au développement des énergies renouvelables. Mais elles représentent aussi une nuisance sonore difficilement supportable par les riverains ...

M. Roland Courteau. Pas sonore !

M. Dominique Leclerc. ... et une dégradation des paysages. Elles sont également à l’origine d’un effondrement du prix de l’immobilier dans les zones environnantes. Le développement de ce secteur répond avant tout à une logique économique et financière, spécialement pour les communes qui acceptent d’accueillir ces projets.

Actuellement, le développement des éoliennes soulève quelques interrogations. En juillet 2003, le Parlement a adopté la loi urbanisme et habitat, qui oblige le promoteur à provisionner le démantèlement de ses éoliennes. Selon un nouvel article du code de l’environnement, « il doit, au cours de l’exploitation, constituer des garanties financières nécessaires à ces opérations ». La loi renvoyait à un décret en Conseil d’État qui devait en fixer les modalités précises d’application. Or, à ce jour, aucun texte réglementaire n’a été pris. Que ferons-nous, dans l’avenir, de ces milliers de squelettes d’éoliennes qui n’auront pas été démantelés ?

Madame le secrétaire d’État, quand comptez-vous mettre fin à cette situation de vide juridique ?

Aujourd’hui, nos concitoyens ont compris l’importance de l’énergie renouvelable, notamment sous forme éolienne. Néanmoins, de l’aveu même de nombreux écologistes, les éoliennes n’ont un rendement énergétique que de 25 %, contrairement au photovoltaïque, qui a le mérite de produire davantage d’énergie à un moindre coût.

On évoque la mise en place du photovoltaïque et d’autres modes d’énergie renouvelable. Si nous voulons que les Français y adhèrent, on doit le faire dans la transparence. Il faut que des autorités dont la compétence, la neutralité et l’indépendance sont reconnues publient des bilans financiers et énergétiques incontestables ainsi que des études comparatives en termes de rendement, de coût et, bien entendu, de pollution. Nous ne pouvons plus nous contenter des informations fournies par les industriels ou les lobbys écologistes. Le discours incantatoire ne suffit pas.

Madame le secrétaire d’État, que comptez-vous faire pour remédier à l’opacité actuelle, pour nous donner des informations complètes et vérifiées, et pour faire du secteur des énergies renouvelables un secteur transparent, et donc incontestable ?

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d’État.

Mme Valérie Létard, secrétaire d’État en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat. Comme vous le savez pour y avoir participé, monsieur le sénateur, les modalités de développement de l’énergie éolienne ont fait l’objet de débats ...

M. Roland Courteau. Oh oui !

Mme Valérie Létard, secrétaire d’État. ... lors de l’examen ici même, il y a quelques jours, du projet de loi portant engagement national pour l’environnement, dit Grenelle II.

Le Parlement a donné des orientations précises à l’occasion du vote de la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, dite Grenelle I.

L’article 19 de cette loi de programmation précise ainsi que, dans chaque région, un schéma régional des énergies renouvelables aura en particulier vocation à déterminer des zones dans lesquelles les parcs éoliens seront préférentiellement construits. La concertation locale et le cadre réglementaire de l’éolien seront améliorés.

Le Gouvernement entend, donc, conformément à ces orientations, améliorer la planification territoriale du développement de l’énergie éolienne et favoriser la construction de parcs éoliens de taille plus importante qu’actuellement dans des zones préalablement identifiées, pour éviter le mitage du paysage et des territoires. Compte tenu de l’accroissement prévisible de la taille des parcs éoliens, il est également nécessaire d’améliorer les processus de concertation locale et l’encadrement réglementaire qui devra répondre aux préoccupations que vous venez d’évoquer sur la transparence, la lisibilité et l’efficacité de ces outils.

Nous avons eu l’occasion, lors de l’examen du projet de loi portant engagement national pour l’environnement, de débattre de manière approfondie de la façon de mettre en œuvre concrètement ces orientations. Grâce au texte adopté par le Sénat, nous sommes en mesure de concevoir, pour les éoliennes, une réglementation plus adaptée, ...

M. Roland Courteau. Et plus sévère !

Mme Valérie Létard, secrétaire d’État. ... qui comprendra une obligation de constitution de garanties financières et de démantèlement des installations en fin d’exploitation.

L’article 34 du texte adopté par la Haute Assemblée est précis : « L’exploitant d’une installation produisant de l’électricité à partir de l’énergie mécanique du vent est responsable de son démantèlement et de la remise en état du site à la fin de l’exploitation. Au cours de celle-ci, il constitue les garanties financières nécessaires. »

Nous attendons que le projet de loi Grenelle II soit adopté par l’Assemblée nationale pour publier le décret. Ainsi, le Gouvernement pourra honorer les engagements que vous venez de rappeler, monsieur le sénateur, et, je l’espère, pourra trouver une solution à chaque situation.

M. le président. La parole est à M. Dominique Leclerc.

M. Dominique Leclerc. Madame la secrétaire d’État, vous avez compris la préoccupation que je partage avec d’autres. Il est indispensable que des dispositions financières soient prises le plus rapidement possible à titre de précaution.

Quelle sera la réalité dans des dizaines d’années ? Qui aurait pu imaginer voilà trente, quarante ou cinquante ans, lors de l’installation de stations services le long de nos routes, qu’elles seraient aujourd’hui abandonnées et sources de nuisances paysagères ? Ces structures peuvent être reconverties en locaux commerciaux ou d’habitation, ce qui ne sera pas le cas des éoliennes.

Par ailleurs, nos concitoyens adhèrent aux énergies renouvelables, pour des raisons de bilan énergétique, de mode. On parle beaucoup du photovoltaïque, de la biomasse ; bien d’autres énergies renouvelables apparaîtront dans les années à venir. Que deviendront alors les éoliennes implantées dans nos paysages, ces grandes silhouettes de ferraille devenues déchets environnementaux, alors que les sociétés qui les auront mises en place et exploitées auront depuis bien longtemps disparu ?
http://www.dominiqueleclerc.fr/
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 11 2009 12:32



REGENEDYNE Wind Turbine

D'autres solutions technologiques de développement d'énergies renouvelables verront le jour d'ici quelques années. Ainsi, un nouveau super-aérogénérateur a été présenté à la dernière Wind Power Asia Exhibition de Pékin.
Coproduite par une société privée et l'Académie des Sciences, à travers son Institut de Recherche sur l'énergie de Guangzhou, cette éolienne à lévitation magnétique promet d'augmenter de 20 % le rendement standard des éoliennes. Il s'agit du Maglev, utilisant la lévitation magnétique. Un rotor à axe vertical est suspendu, non sur des roulements traditionnels, mais par un flux magnétique généré par des aimants permanents (ne nécessitant pas d'alimentation électrique) utilisant une terre rare spéciale, le neodymium. L'inertie propre au frottement de la turbine éolienne se trouve diminuée. Un faible vent suffit alors à l'entrainer ; de l'ordre de 1,5 m à la seconde, contre 3 m/s en général, ajoutant près de 1 000 h au décompte de l'électricité produite. Pour sa maintenance comme il n'y a pas de pièces mécaniques en friction les coûts de maintenance sont minimes.
Le Maglev présenterait d'autres avantages. S'il peut utiliser des vents très faibles, de vélocité inférieure à 1,5 m/s, à l'inverse, il supporte des vents supérieurs à 40 m/s, à cette vitesse une éolienne traditionnelle est à l'arrêt. L'installation d'une seule de ces turbines géantes pourrait produire 1 GW de courant, soit l'équivalent d'une tranche de centrale nucléaire, pour un prix de construction unitaire estimé à 35 million d'€uros. Le coût global rapporté à la production ne dépasserait pas 50% de celui d'une éolienne classique. La construction de ces machines a commencé en novembre 2007 dans un site de la Chine centrale, sous la responsabilité de l'entreprise chinoise Zhongke Hengyuan Energy Technology. Les turbines seront aussi fabriquées en Arizona par MagLev Wind Turbine Technologies.
http://www.maglevwindturbine.com/


L'éolienne Maglev remplace 500 éoliennes de 2Mw, nécessite une surface de terrain de 50 ha et alimente 750 000 foyers.


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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 11 2009 08:17
Pour faire vivre le territoire, vu l'avenir de la TP, les élus du Castelrenaudais se sont tournés vers les éoliennes. Ce n'est pas du goût de tout le monde.
 
Pancartes et banderoles de la contestation sont sorties à Saint-Nicolas-des-Motets. Cette petite commune du canton de Château-Renault de 12,7 km2 et 224 habitants, en frontière avec le Loir-et-Cher, est agitée par le vent de contestation des riverains au projet d’implantation d’éoliennes.
 
16 éoliennes sur 2 communes
Tout débute en 2006 quand la communauté de communes du Castelrenaudais conjugue souci environnemental et besoins économiques pour développer, dans ce canton rural, des services à la population. Un appel à projet éolien est lancé et la communauté choisit Erelia (groupe GDF Suez) parmi les candidats. « On a choisi Erelia car ils apportent des garanties, une démarche pédagogique, des retombées pour les communes et les riverains », explique le président actuel de la communauté et maire de Château-Renault, Michel Cosnier. Premières réunions publiques en 2007, création d’un comité local éolien, consultation des communes, l’affaire est lancée. Après les municipales, les conseils d’Auzouer et Saint-Nicolas-des-Motets réaffirment leur candidature à accueillir un parc éolien sur leur sol. D’autres réunions publiques ont lieu, notamment en avril dernier. Le projet prévoit l’implantation de 10 éoliennes de 150 m de haut sur Saint-Nicolas et 6 sur Auzouer.
Une association, baptisée Vent de Loire, s’est constituée dès le début et produit des photomontages pour illustrer, selon elle, les nuisances, visuelles et sonores. Les opposants au projet, qui ne sont pas des opposants à l’éolien, insistent aussi sur la nécessité de se conformer à un schéma régional, qui est en cours d’élaboration. Début octobre, la contestation s’étend suite à la présentation, lors de réunions publiques, de l’étude d’impact.
Certains riverains habitant Saint-Nicolas et Dame-Marie-les-Bois se mobilisent. Une seconde association, intitulée Défense de l’environnement de la Gâtine tourangelle, est en cours de création. Les zones d’implantation des éoliennes, à 500 m des habitations, et le nombre sur Saint-Nicolas, agitent les propriétaires de gîtes ruraux, maisons et résidences secondaires. Le directeur du château d’Amboise, Jean-Louis Sureau, s’inquiète aussi de l’impact visuel et touristique de ces éoliennes situées à 15 km des terrasses du château, dans un val de Loire patrimoine de l’Unesco. Il prend exemple des tours de la cathédrale de Tours, qui ne font que 80 m de haut et sont à 20 km, et qui se voient d’Amboise.
Réunions publiques, permis de construire, enquête publique, la procédure devrait prendre un an... et c’est le préfet qui décidera en dernier lieu.
NR du  10/11/2009
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 11 2009 17:31
La deuxième quinzaine d'octobre 2009 sera à marquer d'une pierre blanche pour les bénévoles du train du Bas-Berry. En effet, du matériel roulant est arrivé en provenance du réseau du Vivarais (ligne reliant Tournon à Lamastre). Ce chemin de fer touristique étant actuellement arrêté, la fédération des Amis des chemins de fer secondaires (Facs) a rapatrié sur le train du Bas-Berry le matériel jusqu'alors mis à disposition du réseau ardéchois.
Jeudi dernier, une locomotive à vapeur de modèle 040 T Corpet-Louvet est arrivée par voie routière en gare d'Écueillé. Avec une certaine aisance, les transporteurs et les membres de la Saba ont procédé au déchargement de ce véhicule et à sa mise à l'abri. Précisons que cette machine à vapeur n'est pas en état de marche, mais qu'à moyen terme sa mise en service peut être envisagée.
Sur le « Mastrou » (nom donné par les Ardéchois à leur petit train), cette locomotive a tracté des rames de voyageurs d'un tonnage assez considérable (plus de dix voitures).
Mardi, c'est une voiture à voyageurs qui a rejoint la gare d'Argy dans la matinée pour être acheminée par le rail dans l'après-midi vers Écueillé. Ce véhicule, monté sur bogies, est un engin centenaire. Deux autres véhicules identiques étaient attendus jeudi, la capacité d'emport des voyageurs sur le train du Bas-Berry se trouvera ainsi très fortement augmentée pour les saisons à venir.
En décembre est prévue l'arrivée de la locomotive 020 T Corpet-Louvet, qui termine actuellement ses derniers essais en Allemagne. Cette machine, remise en état grâce à l'aide financière du Syndicat mixte pour la défense de la voie métrique Argy-Valençay, roulera l'été prochain sur notre chemin de fer touristique.

Contacts : Saba, BP 3, 36180 Pellevoisin. Site Internet : http://traintouristiquedubasberry.com

NR du 2 novembre 2009

Par franck
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Lundi 2 novembre 2009 1 02 11 2009 08:45

L'association ADDBT Obterre (Association pour le développement durable de la Brenne Tourangelle et extension), présidée par M. De Grimouard, organisait mardi soir à la salle des fêtes de Châtillon une réunion sur les problèmes posés par les projets de création de champs éoliens qui fleurissent un peu partout dans la région, et plus particulièrement sur notre canton. Un sujet sensible qui interpelle autant les particuliers que les élus.
Les deux intervenants de l'association ADDBT au cours de cette soirée, MM. De Grimouard et Guenand, ont largement montré les impacts de ces créations de parcs éoliens, notamment leurs nuisances sur une nature comme la nôtre pour laquelle « on doit garder l'identité paysagère unique de bocage, identité qui serait battue en brèche avec les éoliennes ». Sans compter les autres nuisances cette fois directement à la population.
Ainsi, le parc éolien de Saint-Genou à peine installé et sans même que les rotors ne brassent l'air de la vallée apporterait déjà des nuisances aux riverains.
Quant aux conséquences financières de telles implantations, « elles sont peut-être en train de changer avec les modifications de la fiscalité notamment sur les entreprises et la disparition annoncée de la taxe professionnelle ». Des doutes et des interrogations supplémentaires « qui doivent au minimum recommander la prudence », selon l'ADDBT.

ADDBT Obterre. Contact : addbtobterre3@orange.fr

NR du 2/11/09

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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 11 2009 17:38
Première partie du reportage sur la construction du parc éolien de Saint-Genou, dans l'Indre.





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Samedi 31 octobre 2009 6 31 10 2009 09:05
Où en est le projet de parc photovoltaïque, à Chaillac ? La question est d'actualité quand on sait que la première phase de ce gros dossier, d'un montant total de 50 M€, devait se concrétiser cet été. « Nous sommes victimes de la crise financière ; les banques se montrent très frileuses », explique le maire de la commune, Gérard Mayaud. Les premiers panneaux solaires, qui devaient déjà être en place, arriveront-ils un jour sur le site de la barytine ? « Ça met du temps à se concrétiser mais ça va démarrer, affirme l'élu. Un bail a été signé avec la société Eco Delta Développement et dès qu'elle obtiendra les fonds nécessaires, elle commencera la pose sur les douze premiers hectares. »
Cette zone déjà lissée et clôturée dispose du raccordement électrique nécessaire à la mise en place de 59.000 petits capteurs de 1,20 m sur 80 cm. L'opération permettra d'obtenir 4,4 mégawatts permettant d'approvisionner 25.000 foyers en période de pointe. Au début du projet, il s'agissait d'une des opérations les plus importantes de l'Hexagone, et ses concepteurs voulaient œuvrer pour l'environnement : les panneaux, inclinés à 25 degrés, devaient être alignés pour donner l'aspect des rangs de vigne.
Un beau schéma que le maire de Chaillac se refuse d'effacer en soulignant que la pose peut débuter dans les quinze jours à venir. A défaut de détenir les cordons de la bourse, il veut y croire : la promesse de vente des deux tranches suivantes (30 hectares) est signée. Ce qui donnerait à terme 200.000 panneaux… et une taxe professionnelle de 300.000 €.
NR du 31/10/09
Par franck - Publié dans : photovoltaïque
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 10 2009 08:24
Les communes de Chazelet, Sacierges-Saint-Martin et Saint-Civran sont prêtes à accueillir un parc éolien.
 
Le canton de Saint-Benoît-du-Sault apprécie visiblement l’énergie verte. Après l’annonce de l’installation d’un parc photovoltaïque à Chaillac, les communes de Chazelet, Sacierges-Saint-Martin et Saint-Civran ont décidé de se lancer conjointement dans l’éolien. Le projet, déjà bien avancé, a été présenté à la population par la société Neoen, qui instruit le dossier depuis bientôt un an.
A l’heure actuelle, une zone à cheval sur les trois communes (située au nord et étendue sur près de cinq kilomètres) a été retenue, et les délibérations positives des conseils municipaux vont permettre de poursuivre les études de faisabilité. L’assistance n’a pas manqué d’interroger les intervenants sur la hauteur des pylônes (35 à 40 m), le bruit (environ 35 décibels), l’éloignement des maisons (au moins 500 m).
Si le nombre de mâts n’est pas encore défini (entre huit et douze), les maires des communes concernées ont énuméré leurs arguments. Pierre Morizet (Chazelet) parle d’abord écologie : « Il s’agit de la meilleure énergie renouvelable, aux ressources gratuites, illimitées, qui ne génère aucune pollution, aucun déchet et a peu d’emprise au sol. »
Philippe Guérin (Saint-Civran) met en avant le volet économique : « Le vent est à tout le monde et, avec la décision nationale de mettre en place 20 % d’énergie renouvelable, ce projet nous est accessible. Si les éoliennes ne sont pas chez nous, elles seront chez les autres. A nous d’en tirer profit. »
L’esthétique ? « On a une ligne de 400.000 watts, et on ne nous a jamais rien demandé pour l’installer », faisait remarquer Thierry Bernard (Saint-Civran). Sa commune, comme Chazelet, fait partie du Parc naturel régional de Brenne, une zone où l’éolien fut un temps banni. La nouvelle charte laisse une ouverture que comptent exploiter les demandeurs en déposant au cours des prochains mois la zone de développement éolien. Les études environnementales se poursuivront pendant un an et, si le projet résiste aux vents contraires, le premier pylône sera installé début 2012.
NR du 26/10/09
Par franck - Publié dans : Eoliennes
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 10 2009 08:55
Spécialisé dans l'élevage de porcs depuis plusieurs décennies, le Gaec de Vautournon, installé à Fléré-la-Rivière, a dans ses cartons un projet de développement audacieux et sans aucun doute dans l'air du temps : créer une usine de méthanisation. Un projet déjà bien avancé et en phase de finalisation. Si tout va bien, les premiers coups de pioche pourraient être donnés dans le courant du premier semestre 2010. Cette usine servira à produire de l'électricité permettant de couvrir les besoins de l'exploitation et même de revendre à EDF le surplus. Il s'agit d'utiliser les matières organiques, tels le lisier produit sur l'exploitation mais aussi le fumier, notamment celui produit par le lycée agricole de Saint-Cyran (un accord est conclu à cet effet) ainsi que des déchets de silos, ou encore les déchets verts issus de la tonte des pelouses et de l'ensilage de culture dérobée. La cuve étant fermée, il n'y aura pas d'odeurs. Concrètement, le gaz produit de la fermentation avec 60 % de méthane et 40 % de CO2, qui sera brûlée dans un moteur couplé à un générateur. Cela produira de l'électricité et de la chaleur. Ce procédé, parfaitement maîtrisé, devra en outre éliminer toutes les odeurs que l'on peut parfois ressentir près de l'exploitation. Quant au résidu, il pourra être épandu sans aucune odeur également. Un investissement important de 700.000 € qui entre dans le cadre du Plan de relance de l'économie a été nécessaire et a bénéficié de quelques aides. Il s'agit de la première opération de ce type dans l'Indre.
Par franck - Publié dans : Agriculture
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 10 2009 09:38
Avant le conseil municipal qui avait lieu hier soir à 18 h 30, André Laignel a réuni la presse pour dire à ses représentants dans quelles circonstances il avait, avec ses services, préparé les orientations budgétaires pour 2010. « Un contexte sans précédent pour les collectivités locales », a dit d'entrée le maire d'Issoudun avant d'expliquer les deux points qui font problème : la réforme de la taxe professionnelle, « qui aboutira à un transfert massif de l'impôt vers les ménages », et ce qu'il appelle « l'étouffement financier ». « Avec le plafonnement de la taxe professionnelle qui est abaissé de 3,50 % à 3 %, ce sont 70 % des entreprises sur lesquelles il ne sera plus possible de lever un seul euro supplémentaire. Nous n'aurons comme ressource que de nous tourner vers les citoyens. »
André Laignel, n'oubliant pas qu'il fut professeur de finances publiques, a continué son cours, s'excusant de sa technicité : « A la place de la taxe professionnelle, nous aurons des dotations ou des impôts forfaitaires qui sont décrétés par la seule volonté de l'État. Or nous savons déjà que les dotations aux collectivités locales n'évolueront que de 0,6 %. » Et pour noircir encore le tableau, il ajoute qu'il faudra compter avec une ponction supplémentaire au titre de la taxe carbone.
 
Contraint à de nouvelles économies
De ce constat – dont André Laignel prend soin de dire qu'il est unanime au sein de l'association des maires de France –, le maire d'Issoudun tire les conséquences suivantes : « Le taux d'évolution de toutes nos dépenses sera de zéro. Cela sera vrai aussi pour toutes les subventions. Et nous allons devoir réaliser de nouvelles économies. Il n'y aura pas de suppression d'emploi, mais un gel des recrutements. C'est à ces conditions seulement et sans nouveau mauvais coup gouvernemental que nous pourrons, pour la septième année consécutive, ne pas augmenter les taux d'imposition. »
Ce serrage de ceinture laisse André Laignel remonté – un peu plus que de coutume – contre le gouvernement :
« On nous fait les poches et après, on nous dit : débrouillez-vous. Ce raisonnement a ses limites. »
NR du 24/10/09
Par franck - Publié dans : politique
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