Samedi 4 juillet 2009
Au nord-ouest de l'Indre, les villages d'Heugnes et de Villegouin (400 habitants chacun), ont été sélectionnés en 2004 par la société Gamesa Énergie France pour l'implantation d'un parc éolien. Rapidement, des habitants, dont Michel Denisot (journaliste et présentateur du Grand journal sur Canal +) et sa femme, d'Heugnes, ont désapprouvé le projet. Surtout quand le préfet a délivré, il y a un an et demi, les permis de construire pour huit éoliennes.
 
Notre requête est légitime
 
Le collectif d'opposants a décidé de saisir le tribunal administratif de Limoges, en attaquant l'entreprise porteuse du projet. Hier, le rapporteur public a proposé au tribunal d'annuler les permis de construire. Il a estimé que l'analyse paysagère n'avait pas été complétée avant l'enquête publique, que la population n'avait pas eu toutes les billes en main pour se prononcer. « Ça prouve que notre requête est légitime », a déclaré Michel Denisot, attendant désormais le jugement pour s'exprimer davantage.
« Le rapporteur a pourtant approuvé tout le reste, réplique maître Paul Elfassi, représentant la société d'exploitation du parc éolien du pays d'Écueillé, filiale de Gamesa Énergie. Il a confirmé qu'il n'y avait pas de problèmes acoustiques, que les chauves-souris et les oiseaux ne seraient pas menacés, que le parc éolien ne présentait pas de danger pour le public. » L'affaire a été mise en délibéré.

NR du 04/07/09
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Vendredi 3 juillet 2009
Heugnes-Villegouin. Un collectif d'habitants a saisi le tribunal administratif de
Limoges pour s'opposer au projet éolien. L'affaire a été mise, hier, en délibéré.

 


Le dossier du parc éolien concernant les communes d'Heugnes et de Villegouin vient de passer entre les mains des juges du tribunal administratif de Limoges. Depuis que la société Gamesa Énergie France a choisi, en 2004, ce site pour implanter des éoliennes, des habitants s'inquiètent notamment des conséquences visuelles et sonores. Leur désaccord a été plus franc quand, en février 2008, le préfet de l'Indre a délivré des permis de construire pour huit éoliennes, amenées à voir le jour d'ici fin 2010. Le collectif des opposants à ce projet, dont font partie Martine et Michel Denisot, résidant à Heugnes, a déposé une requête auprès du tribunal administratif.
Pendant une heure, le rapporteur public a fait un examen précis du dossier qui oppose des habitants à la société porteuse de projets éoliens. Il a jugé que l'analyse paysagère n'avait pas été complétée avant l'enquête publique, que la population n'avait pas eu toutes les éléments en main pour se prononcer. Il s'est appuyé sur ce détail pour proposer aux juges l'annulation des permis de construire. Ce n'est qu'après la consultation publique que l'étude a été affinée. « Celle-ci a démontré qu'il n'y avait pas d'atteinte paysagère sur les monuments de la Vallée de l'Indre ni sur le château de Palluau, explique Me Paul Elfassi, représentant la société d'exploitation du parc éolien du pays d'Écueillé, filiale de Gamesa Énergie. Le rapporteur a approuvé tout le reste : il a confirmé qu'il n'y avait pas de problèmes acoustiques, que les chauves-souris et les oiseaux ne seraient pas menacés, que le parc éolien ne présentait pas de danger pour le public. Le dossier constitué était très bon. La preuve, le rapporteur n'a relevé que le retard de l'étude paysagère. Après vérifications, je pourrai présenter une note, pour éclairer le délibéré. Si les juges vont dans le sens du rapporteur, nous pourrions faire appel. »
Plus discrets, les requérants attendent le jugement pour s'exprimer davantage. « Le rapporteur est allé dans notre sens. Il appartient désormais au tribunal de se prononcer », a déclaré Me Florianne Paillard.
Non impliqués dans ce dossier juridique, les maires d'Heugnes, de Villegouin et d'Écueillé avaient néanmoins fait le déplacement. Ils devront patienter encore quelques semaines pour connaître la décision finale.
NR du 3/07/09
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Mardi 30 juin 2009
La jachère apicole, c'est joli et utile, autant pour les abeilles que pour la biodiversité. Rencontre avec trois spécialistes en la matière. Agriculteurs et apiculteurs sont unanimes : la jachère apicole est doublement utile et profite aux abeilles et à la biodiversité. Jean Fedon, apiculteur en Haute-Vienne qui vient depuis trois ans poser ses ruches en Champagne berrichonne, chez son ami Daniel Carlier, à Brion, en est archi-convaincu. « C'est un succès, dit-il, pour les colonies qui se sont renforcées et pour la récolte de miel qui a été en 2008 de trente kilos environ par ruche. » Et le vieil apiculteur de rappeler qu'une bonne apiculture repose à 50 % sur un environnement favorable. Or, c'est précisément cet environnement qui fait problème, du fait d'une agriculture plus intensive et d'une diversité végétale réduite dans certaines zones à la trilogie blé-orge-colza. Rien de bon pour les abeilles qui, pourtant, jouent un rôle capital dans la pollinisation des plantes. L'idée des jachères apicoles, développée par l'association Réseau Biodiversité pour les abeilles, consiste à réimplanter des plantes mellifères afin d'apporter aux abeilles des ressources alimentaires et de réduire ainsi une de leurs causes de mortalité. Dans l'Indre, seul Daniel Carlier, céréalier sur 240 ha à La Boutardière, commune de Brion, pratique la jachère apicole, du moins dans le cadre de Réseau Biodiversité. Il possède actuellement huit hectares de jachères, semées en phacélie, mélilot, sainfoin, lotier et en différents trèfles mellifères, sur lesquels butinent les abeilles de Jean Fedon. « Je n'y gagne rien sur le plan financier, assure Daniel Carlier, mais je concours avec d'autres agriculteurs, des apiculteurs, des chasseurs, des chercheurs, à l'amélioration de la biodiversité. » Alain Berger, un apiculteur en retraite, de Saint-Maur, présent sur place, encense l'esprit pionnier de Carlier : « Ce qu'il fait, c'est le prélude de ce qu'on fera dans quelques années dans l'agriculture moderne. » Réseau Biodiversité pour les Abeilles cherche d'autres agriculteurs expérimentateurs. Contact : Philippe Lecomte (président) 51160 Ville-en- Tardenois. Tél. 06.32.04.77.83. internet : www.jacheres-apicoles.fr

NR du 30/06/09
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Lundi 29 juin 2009
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Dimanche 28 juin 2009
Pour la première fois en Touraine, deux enquêtes publiques sont ouvertes en vue de l'implantation d'éoliennes dans le Lochois et le nord du département.

En matière d'énergies renouvelables, l'Indre-et-Loire n'est pas franchement dans le vent. Tandis que les éoliennes poussent ailleurs comme des asperges, le département en est encore aux travaux d'approche. Les choses pourraient bien s'accélérer dans les mois à venir dans la mesure où certains projets en sont aujourd'hui au stade de l'enquête publique. C'est le cas à Tauxigny et Dolus-le-Sec (dans le Lochois) où la société VSB Énergies nouvelles a déposé une demande de permis de construire en octobre pour un parc éolien de neuf mâts. Le projet initial, lancé en 2004, en prévoyait douze. Le dossier a rapidement soulevé l'opposition d'une partie de la population et divisé les élus. Plutôt pour au départ, ceux-ci ont émis des réserves. En mars, la communauté de communes Loches Développement a renoncé à la création d'une zone de développement de l'éolien (ZDE), s'appuyant sur le schéma départemental établi par la préfecture (lire ci-dessous) qui place Tauxigny et Dolus-le-Sec en « sites exclus ». Cependant, l'enquête publique actuellement ouverte dans les deux mairies s'inscrit dans la procédure de demande de permis de construire. “ On n'est pas en Beauce ! ” VSB souhaite que l'administration se positionne clairement sur son projet. De leur côté, les opposants réunis au sein de deux associations ont bien l'intention de profiter de la consultation pour se faire entendre, haut et fort. L'autre enquête publique actuellement en cours concerne l'implantation de six éoliennes dans le nord du département, à part égale entre Brèches et Saint-Paterne-Racan. Là aussi, le projet est ancien mais il a été instruit beaucoup plus discrètement et ne semble pas susciter aujourd'hui d'opposition farouche. « Si on pouvait être les premiers en Touraine à inaugurer des éoliennes, ce serait bien », lance le maire de Saint-Paterne en se posant en ardent avocat du développement durable. Henri Zamarlik, qui est aussi conseiller général, a visité plusieurs parcs éoliens dans la région et assure que l'impact environnemental est limité, tant au niveau visuel que du bruit. Ce n'est pas l'avis d'Éric Duthoo, représentant la Ligue urbaine et rurale pour le patrimoine et le cadre de vie, qui met en doute l'efficacité des éoliennes en Touraine : « Ici, on n'est pas en Beauce. On va polluer les paysages et embêter tout le monde pour un résultat médiocre. Et tout ça, sans créer un seul emploi. » Les deux enquêtes publiques se déroulent jusqu'au 17 juillet.
NR du 28/06/09
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Mercredi 24 juin 2009
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Mardi 23 juin 2009
De retour de vacances,  je prépare un album photo sur la parade de vieux tracteurs. Il me manque les références de chaque tracteur. En attente de trouver tout ces éléments...



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Vendredi 12 juin 2009
Un parc photovoltaïque est en projet à Chaillac. La mise en place des premiers panneaux solaires est imminente.
 


Nous sommes prêts. Et s’il dépendait uniquement de moi, le projet serait déjà réalisé, indique Ronald Knoche, le président du directoire d’Eco Delta Développement. L’entreprise, spécialisée dans l’énergie renouvelable, prépare depuis de longs mois l’installation d’un parc photovoltaïque sur l’ancien site industriel de la Barytine, à Chaillac.
S’il reste quelques formalités administratives à régler, la mise en place des 59.000 panneaux solaires est imminente. Les 12,5 hectares concernés ont été lissés et clôturés, le raccordement électrique effectué. Et il reste maintenant à poser les petits capteurs de 1,20 m sur 80 cm.
 
’’ Le chantier dans une quinzaine de jours ’’
« Le chantier devrait débuter dans une quinzaine de jours », explique Gérard Mayaud, le maire de la commune à l’origine du projet. La durée de l’opération sera de quatre mois. A terme, cette première tranche de 4,4 mégawatts permettra d’approvisionner 25.000 foyers en période de pointe. Si la centrale n’emploiera que trois personnes, il s’agit d’un dossier phare. « L’un des plus importants du genre en France », selon Ronald Knoche, dont la société investit 50 M€ dans l’opération. Avec encore et toujours le souci d’oeuvrer pour l’environnement : les panneaux, inclinés à 25 degrés, seront bien alignés pour donner l’aspect de rangs de vignes.
Cette image, fixée a priori dès l’automne, donnera un aperçu du futur parc. Le projet global mentionne la mise en place de 200.000 capteurs sur 30 hectares. Avec à la clé, l’obtention d’une taxe professionnelle de 300.000 € pour la commune de Chaillac.
NR du 12/06/09
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Jeudi 28 mai 2009
Les tracteurs anciens seront à l'honneur ce week-end dans la canton d'Ecueillé. Une quinzaine d'engins de 1938 à 1960 sillonneront le secteur. L'idée est venu d'un groupe de passionnés qui exposent leurs machines à la foire de Villegouin.
Ils ont souhaités faire partager leur passion aux habitants et surtout faire découvrir aux plus jeunes les anciens tracteurs et leur histoire.
Daniel Jubert et Christophe Grimaud, les organisateurs, recoivent déjà des échos favorables d'habitants qui ne veulent pas manquer ce défilé. Les engins seront visibles sur les places de communes citées ci-dessous. Les habitants pourront poser des questions aux passionnés sur l'histoire de leur machine.
 
Le programme
 
Samedi : Pellevoisin de 8 h 45 à 9 h 15, Frédille de 10 h à 11 h 30, Selles-sur-Nahon de 11 h à 11 h 30, Heugnes de 12 h à 14 h 30, Jeu-Maloches de 15 h à 15 h 30, garage de Crotz de 16 h à 17 h, Géhée de 17 h 30 à 18 h.
Dimanche : Ecueillé de 9 h 30 à 10 h 30, Préaux de 11 h 30 à 14 h 30, Villegouin de 15 h 30 à 16 h 30.
 
NR du 28/05/09

Par franck
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Mardi 26 mai 2009
Les haies disparaissent, mais ce n'est pas une fatalité. Le PNR œuvre
à la préservation des savoirs en la matière.

 
La bouchure – la haie berrichonne – est élément incontournable du paysage berrichon. Elle est d'ailleurs aussi un élément d'histoires et de légendes. Malheureusement au fil du temps et pour diverses raisons, quantité d'entre elles ont disparu. Seul le sud du territoire du parc naturel a su conserver, avec le concours d'une agriculture adaptée, ses paysages de bocage.
Chargé de mission au Parc, Édith Machline, a mené des études paysagères qui ont débouché sur la mise en place d'actions visant à préserver l'existant mais aussi à promouvoir les haies et les arbres champêtres sur l'ensemble du territoire. Ainsi quatre à cinq classes participent chaque année à l'opération « Savez-vous planter des haies ». Une opération qui se décline en trois axes : protéger et renouveler les éléments du bocage, entretenir les haies en respectant les espèces, sensibiliser.
L'opération bouchures proprement dite a permis de planter 5 km de haies. Elle est reconduite en 2009 et permettra cette fois de replanter 10 km. Les plants arriveront en décembre. Particuliers, agriculteurs, communes et associations peuvent faire acte de candidature. Mais cela passe aussi par une bonne connaissance des techniques et savoir-faire d'autrefois.
Ingénieur paysagiste à l'école d'Angers, en stage au parc, Claire Gourbilière est chargée de faire l'inventaire de ces techniques. Alors si vous connaissez ou avez pratiqué le plessage, l'émondage, les têtards, le choix des arbres et d'autres choses sur les bouchures n'hésitez pas à la contacter.

Contact : PNR, tél. 02.54.28.12.12.
claire.gourbiliere@gmail.com

 

NR du 26/05/09

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Jeudi 21 mai 2009
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Mercredi 20 mai 2009
Inauguré hier matin, le site de culture d'algues du Vigeant produit à titre expérimental un biocarburant de nouvelle génération. Une première mondiale !

Une première mondiale ! Hier matin, à l'occasion de l'inauguration du pôle de production d'énergie renouvelable du Vigeant conçu par le groupe Séché environnement, Ségolène Royal l'a répété sur tous les tons. Et pour s'assurer que chacun l'a bien entendu, la présidente PS de la région l'a dit et redit aux envoyés spéciaux de la presse nationale. Une première mondiale donc, sortie de terre au Vigeant, localité du Sud du département, jusque-là plus connue pour son circuit automobile que pour les innovations environnementales.
 
Le rendement des algues est 30 fois supérieur au colza
 
Inauguré hier, l'équipement subventionné par la région (1) fonctionne depuis août dernier. Il s'agit d'une installation qui utilise le biogaz produit par les milliers de tonnes de déchets ménagers reçus chaque jour sur place. Deux moteurs permettent de produire l'équivalent de ce qu'une ville de 11.000 habitants consomme en électricité chaque année.
Parallèlement, ce biogaz est également employé pour chauffer l'eau de bassins dans lesquels sont cultivées des algues microscopiques. Et c'est précisément là que réside l'innovation mondiale dont est si fière Ségolène Royal. Car ces algues pourraient bien un jour ou l'autre remplacer colza et autres productions agricoles dans la confection des biocarburants. Biocarburants de nouvelle génération qui offriraient l'avantage évident de ne plus amputer la consommation alimentaire. D'autant que ces algues ont un rendement supérieur de 30 fois à d'autres végétaux comme le colza. Si actuellement le site peut actuellement produire 4.500 litres de bioéthanol, l'objectif est de passer en 2010 à quelque 20.000 litres par hectare.
Avant d'en arriver là, les ingénieurs devront encore travailler sur l'injection du CO2 et optimiser le brassage des algues. Mais surtout, comme le précise Patrice Sarrazin, « il va falloir lever plusieurs verrous économiques ». Et le coordonnateur du projet algues de Séché de formuler deux questions essentielles : « Quelle quantité de chaleur faut-il produire ? Quel seuil faut-il pour atteindre la rentabilité ? »

(1) Le projet du Vigeant a coûté 358.000 €. Oséo innovation a aidé à hauteur de 179.000 €. La région Poitou-Charentes pour 53.700 €.

NR du  19/05/2009

Par franck - Publié dans : environnement
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