Mercredi 25 mars 2009
Dans un peu moins d’un an, au début de 2010, le schéma directeur d’aménagement et de gestion de l’eau imposera de nouvelles pratiques, notamment dans le désherbage. Il faudra absolument trouver des substituts aux produits phytosanitaires utilisés jusqu’à maintenant.
« Ces substituts existent déjà », confie Jean-François Balavoine, conseiller chargé de mission à la chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire.
C’est pour présenter aux élus locaux (maires, responsables de communautés de communes) ces alternatives que la chambre d’agriculture a organisé, vendredi après-midi, le premier Forum des alternatives au désherbage chimique. Il a réuni 150 participants qui ont pu recevoir l’information théorique mais aussi assister à des démonstrations.
« On peut intervenir en prévention, explique Jean-François Balavoine, par le paillage, le recouvrement par des végétaux broyés, la plantation de plantes couvre-sol ou le balayage. On peut aussi intervenir en curatif : désherbage thermique par flamme, vapeur ou mousse, ou balayage. »
Ces techniques pourraient également intéresser le grand public qui, lui aussi, utilise des produits phytosanitaires polluants. « Il y aura une information à faire auprès du grand public. Ne serait-ce que pour qu’il comprenne que ne pas arriver à zéro mauvaise herbe n’est pas une catastrophe... » En tout cas, bien moins grave que la pollution, pour de longues années, de la nappe phréatique.

NR du 25/03/2009
Par franck - Publié dans : Agriculture
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Mardi 24 mars 2009
L'Action citoyenne pour une alternative aux pesticides constate qu'« en Europe, 50 % des fruits, légumes ou céréales sont pollués par des résidus de pesticides : 349 différents contaminent l'ensemble des végétaux vendus dans l'Union européenne. De fait, nos organismes sont contaminés. Les pollutions engendrées par le modèle agricole dominant ont un impact direct sur notre santé.
D'autres secteurs sont concernés comme les espaces verts, les voiries, les jardins, les habitations, les textiles, les cosmétiques.
Des pratiques alternatives, à l'utilisation de ces substances chimiques, reconnues comme fiables et économiquement rentables, existent et s'appliquent partout dans le monde et dans tous ces secteurs. Pour les promouvoir et informer sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l'emploi des pesticides des citoyens ont lancé en 2006 une Semaine Sans Pesticides (SSP). »
A Clion-sur-Indre, samedi la journée sera éducative et festive : un documentaire : « Pesticides… non merci ! » interpelle les consommateurs, les citoyens, les professionnels, les collectivités locales et les élus. Il fait un état des lieux et propose des alternatives aux produits phytosanitaires dans l'agriculture, pour les espaces verts.
« Le jardin sans pesticides et ses alternatives » par Hervé Valoteau, de l'Association castelroussine Bihanat puis « Les alternatives aux pesticides dans les espaces verts communaux, la voirie et les massifs » par Patricia Danguy, membre des Verts Centre et militante écologiste ouvriront un débat.

Clion-sur-Indre, samedi 21 mars à 14 h, salle Maurice-Boulay, rue Flandres-Dunkerque. Contact : tél. 06.64.67.07.05.

 

NR du 20/03/2009

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Jeudi 12 mars 2009
Les travaux d'hiver engagés sur la ligne Argy - Luçay-le-Mâle du train du Bas-Berry se poursuivent activement. Ils sont réalisés à la fois par des bénévoles – débroussaillage des abords de la voie, relèvement de l'assise des rails, remplacement de traverses usagées… – et par des entreprises professionnelles pour les travaux lourds sur voie, bâtiments et matériel. Les adhérents bénévoles n'ont pas chômé cet hiver, mais il reste encore beaucoup à faire. Quant aux entreprises, leur activité a été souvent contrariée par les rigueurs de l'hiver. Il a fallu « jongler » pour réaliser à la fois les travaux d'extension de la grande remise d'Écueillé et le remplacement de plus de 7.000 traverses. Aujourd'hui, la situation se présente ainsi : les travaux de la remise d'Écueillé sont en voie d'achèvement. Toujours à Écueillé, les grandes portes de la nouvelle remise ont été modifiées et leur fonctionnement semble maintenant donner satisfaction. Reste à installer un robinet d'eau et surtout les deux voies, avec raccordement aux voies existantes. A l'issue de ces travaux, il conviendra de remettre totalement en état la cour de la gare, détériorée par le passage des engins de travaux. Cette remise en état devrait être terminée au 1er avril. Le changement des traverses est terminé sur la section Écueillé - Luçay. Côté sud, le repérage des traverses à changer a été réalisé jusqu'à Heugnes et les travaux de remplacement devraient être achevés dans un mois. Subsistera alors la remise en état du tronçon Heugnes - Pellevoisin - Argy, qui devra être menée à bien pour le début du mois de juin. Les ponts sont aussi soumis à une très sérieuse cure de rajeunissement. Il s'agit des ponts sur la Tourmente, sur le Nahon et de celui d'Argy. Les parties maçonnées et métalliques sont remises en état. Rappelons que la circulation du train touristique devrait reprendre le 21 juin pour les « individuels » et se poursuivre jusqu'au 20 septembre (dimanches et fêtes, ainsi que les mercredis en juillet et août). Pour les groupes, une vingtaine de trains spéciaux sont déjà programmés.
Renseignements au 02.54.40.23.22 (le dimanche et le mardi) ou http://traintouristique dubasberry.com
NR du 12/03/09
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Samedi 28 février 2009
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Vendredi 27 février 2009
Un changement radical dans la collecte à partir de lundi. Jaune, bleu et noir, telles sont les trois couleurs que tous les foyers de la communauté de communes du Pays d'Écueillé vont devoir connaître par cœur afin de bien trier leurs ordures ménagères.
A compter de lundi, un nouveau système de collecte entre en service. Les sacs jaunes seront réservés aux emballages recyclables (cartonnettes, boîtes de conserve, briques, bouteilles plastiques), les sacs bleus aux papiers recyclables (journaux, revues, magazines) et les sacs noirs aux déchets ménagers et emballages non recyclables (pots de yaourt ou de crème, couches, films et sacs plastiques, barquettes polystyrène).
La collecte s'effectuera à partir de 6 h 30. Il est demandé aux personnes de sortir leurs sacs la veille. La collecte des journaux, magazines et des emballages recyclables aura lieu en alternance une semaine sur deux. Pour la collecte des écarts, il est demandé de contacter la mairie de son lieu de résidence qui vous indiquera le jour exact de collecte. Si un jour est férié dans la semaine, le ramassage sera décalé d'une journée.
Pour une amélioration du traitement des ordures ménagères, la communauté de communes du pays d'Écueillé en charge du dossier a passé deux nouveaux contrats. L'un avec la Coved, pour la déchetterie, et la Sita pour la collecte à domicile.
Les conteneurs pour les emballages à verre resteront à disposition sur le domaine public des communes d'Écueillé, Pellevoisin, Heugnes, Villegouin, Jeu-Maloches, Géhée, Frédilles et Selles-sur-Nahon.
NR du 27/20/09
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Jeudi 26 février 2009
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Mercredi 25 février 2009

Le nombre de permis de construire d'éoliennes a plongé au dernier trimestre 2008. Et la fin de la taxe professionnelle menace les projets.

L'éolien français tourne à bas régime. Certes, le nombre d'aérogénérateurs installés en 2008 a permis de faire progresser la puissance installée de quelque 37 % (950 MW) pour la porter à 3.040 mégawatts (MW). Toutefois, la dynamique de développement semble s'être enrayée depuis quelques mois. « Au quatrième trimestre de l'année passée, le nombre de MW éoliens supplémentaires exploitables situés en file d'attente chez ERDF s'est élevé à 150, ce qui correspond à une moyenne annuelle de 600 MW », nous indique Christian Dugué, le président de l'association France Énergie Éolienne (FEE), la branche éolienne du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Très loin donc des projections établies par les participants au Grenelle de l'environnement, qui prévoyaient entre 1.600 et 2.000 MW supplémentaires installés par an.

Le nombre de permis de construire accordés depuis la mi-2008 a fondu comme neige au soleil, affirme-t-on au SER. Il a été divisé par 2,5. « Les questions d'intégration dans le paysage deviennent de plus en plus sensibles. L'administration tarde à valider les projets qui ont pourtant franchi avec succès les différentes phases d'études d'impact et d'enquêtes publiques », regrette Christian Dugué. En clair, certains préfets aux responsabilités dans les grandes régions éoliennes françaises (Picardie, Champagne-Ardenne, Centre) seraient plus sensibles que d'autres aux sirènes des lobbies antiéoliens de plus en plus vivaces et organisés. Ils « traîneraient les pieds et retarderaient la promulgation des permis de construire ». Selon le président de FEE, les dossiers ainsi suspendus par l'administration pourraient représenter une puissance potentielle supérieure à 1.500 MW.

Mettre de la cohérence

Mise en cause, la préfectorale réfute toute opposition « idéologique ». La multiplication, parfois anarchique, des ZDE (zones de développement éolien), initiées par les collectivités locales souhaitant accueillir des aérogénérateurs sur leur territoire, « soulèverait des problèmes de cohérence ». Des problèmes qui n'ont pas échappé au législateur, lequel réclame désormais que ces ZDE soient compatibles avec les nouveaux « schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie » ; ces derniers seront à la charge des préfets de région et des présidents de conseil régional. Dans l'attente d'instructions précises sur le contenu de ces schémas, les préfets estimeraient qu'il est urgent... d'attendre.

Par ailleurs, nombre de développeurs considèrent que l'annonce voilà quelques jours, par le président de la République, de la suppression prochaine de la taxe professionnelle porte un rude coup à la filière éolienne française. Les responsables de collectivités qui ont accepté jusqu'alors de soutenir des projets de développement éolien n'avaient pas tous des convictions écologiques chevillées au corps ! Ils attendaient aussi que les rentrées fiscales viennent atténuer des oppositions parfois farouches. « Nos adhérents ne constatent pas encore de coup d'arrêt lié à cette annonce présidentielle. Toutefois, les élus se posent beaucoup de questions », prévient Christian Dugué.

Certains estiment déjà avoir été roulés dans la farine. C'est le cas de Christian Théron, maire de Roquefort-des-Corbières, dans l'Aude, qui se bat depuis 1999 pour implanter sur le territoire de sa commune (900 habitants) une ferme éolienne de 21 machines de 2,2 MW chacune et de deux fermes photovoltaïques qui occuperont au total près d'une cinquantaine d'hectares. A priori, les éoliennes devaient venir améliorer l'ordinaire de Roquefort-des-Corbières en multipliant par cinq son produit fiscal actuel de l'ordre de 130.000 euros. Mais l'oukase présidentiel antitaxe professionnelle a jeté un froid. « Certes, l'abandon de cette taxe sera compensé par un autre impôt. Mais la base de calcul risque d'être celle d'un exercice qui n'enregistrera pas de rentrées fiscales générées par les aérogénérateurs, poursuit Christian Théron. Les communes touchent la taxe professionnelle avec un décalage de deux ans. L'effet risque d'être totalement déstabilisateur. »

 

24.02.2009 - La Tribune

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Mardi 24 février 2009
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Dimanche 22 février 2009
Les céréaliers français verront une partie des aides européennes qu'ils reçoivent réorientée à partir de 2010 au profit d'une nouvelle "prime à l'herbe", de l'élevage ovin, de l'agriculture de montagne et biologique et d'un système d'assurance. Dans un entretien accordé à Reuters, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier promet que cet effort des principaux bénéficiaires actuels des aides agricoles européennes sera "raisonnable". "Nous touchons au revenu de chaque exploitation, donc il faut faire attention", a-t-il expliqué. "Voilà pourquoi nous voulons prendre des décisions raisonnables et justes vis-à-vis des céréaliers, à qui j'ai dit depuis deux ans que nous demanderions un effort." C'est une conséquence du "bilan de santé" de la politique agricole européenne commune (PAC), que le ministre présente lundi au Conseil supérieur d'orientation de l'économie agricole et alimentaire (CSO), qui réunit toutes les organisations syndicales et professionnelles du secteur. Pour Michel Barnier, "c'est le prix à payer pour défendre la PAC", en renforçant sa légitimité, et pour préparer la France à une réforme de cette politique, programmée pour 2013. "La PAC peut être menacée par toutes sortes de gens qui veulent la détricoter ou la supprimer depuis longtemps", explique le ministre de l'Agriculture. "Si on veut préserver la PAC, il faut qu'elle soit soutenue par tous les agriculteurs et pas seulement par la moitié d'entre eux." "Donc il faut qu'il y ait plus de justice et il faut que la PAC ait du sens pour toute la société", ajoute-t-il. "Ça sera notre meilleur argument vis-à-vis du débat européen qui va commencer et qui va être très dur." De nombreux pays de l'Union européenne, qui n'ont pas bénéficié autant que la France de la PAC, voudront en effet en réduire le budget à la faveur de la réforme de 2013. De plus, la France sera pour la première fois, à partir de 2013, contributrice nette à la PAC. Un argument supplémentaire pour ceux qui trouvent que celle-ci coûte cher. "Il n'y a pas de fatalité à réduire le budget agricole européen", estime cependant Michel Barnier. "Ce qu'il faut, c'est que ce budget soit compris, légitime et utile. C'est l'objet des mesures que nous prenons." L'agriculture française reçoit 10 milliards d'euros d'aides européennes par an, dont neuf au titre des soutiens économiques (le "premier pilier" de la PAC) et un pour le développement rural et l'environnement ("deuxième pilier"). Les céréaliers bénéficient aujourd'hui des deux tiers environ de ces aides. "PRIME À L'HERBE" L'adaptation à mi-parcours de la PAC, adoptée fin 2008 par l'UE sous le nom de "bilan de santé", impose aux Etats membres de transférer en quatre ans 5% des crédits du premier pilier vers le deuxième, sans toucher au montant global des aides. Pour la France, ce sont ainsi 945 millions d'euros, sur quatre ans, qui seront utilisés pour financer l'évolution des exploitations agricoles vers une agriculture "durable". Les plus petites exploitations, qui reçoivent moins de 5.000 euros par an, seront cependant épargnées par cette "modulation" des aides directes versées au titre du premier pilier. Les décisions de fin 2008 permettent par ailleurs aux Etats-membres de redistribuer une autre partie des aides agricoles directes comme ils l'entendent. La France utilisera cette "boîte à outils" pour financer une assurance-récolte contre les aléas climatiques, qui serait dotée dans un premier temps d'environ 100 millions d'euros, et un fonds d'indemnisation pour les risques sanitaires. Paris entend aussi proposer la mise en place pour l'après 2013 d'une "assurance-chiffre d'affaires" au niveau européen, pour protéger les agriculteurs de la volatilité des prix. "Les Etats-Unis ont mis en place ce système", explique Michel Barnier. "Le président de la République m'a demandé sans attendre de travailler à une première expérimentation d'assurance-revenu en 2010." Cette assurance-chiffre d'affaires expérimentale, financée hors PAC, est une contrepartie à l'effort qui sera demandé aux principaux bénéficiaires actuels des aides directes européennes. Un effort dont l'élevage ovin sera un des bénéficiaires - "Nous ne voulons pas laisser disparaître l'élevage ovin dans ce pays. Donc nous allons l'aider fortement", explique le ministre. Autre inflexion : le soutien aux productions susceptibles de contribuer à un "nouveau modèle agricole durable" d'ici 2020. Dans ce domaine, la principale mesure annoncée lundi sera la création d'une nouvelle "prime à l'herbe" destinée à soutenir les surfaces en herbe consacrées aux productions animales. Ce volet comportera aussi un soutien au lait en zone de montagne et à l'agriculture biologique, et la revalorisation de l'Indemnité compensatrice des handicaps naturels (ICHN). Sera aussi annoncée une relance de la production de protéines végétales en France, par le biais d'un soutien aux productions de protéagineux, "pour retrouver une certaine autonomie à l'égard des importations d'Amérique latine ou des Etats-Unis", explique le ministre de l'Agriculture.
Reuters le 21/02

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Mardi 17 février 2009

La révolution agricole a décimé les fleurs des champs et les mauvaises herbes.


En 1970, le journaliste François-Henri de Virieu réalisait un documentaire visionnaire consacré à l'évolution du métier de paysan, baptisé Adieu coquelicots. Près de quarante ans plus tard, des scientifiques de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) lui donnent raison. La révolution agricole a décimé les fleurs des champs et les mauvaises herbes. Le paysage en a souffert, mais ce n'est pas tout. Les scientifiques évoquent une perte de biodiversité importante, sans doute lourde de conséquences pour la faune des campagnes.

Les chercheurs de l'INRA de Dijon ont analysé 158 parcelles, plusieurs années de suite, à environ trente ans d'intervalle. "Nous avions la chance de disposer d'une série de relevés datant des années 1970, explique Xavier Reboud, directeur de l'unité biologie et gestion des adventices - les mauvaises herbes - à Dijon. Nous avons pu retourner exactement dans les mêmes parcelles et mesurer l'évolution." Résultat : pratiquement la moitié des espèces de mauvaises herbes ont disparu. Un résultat, publié dans la revue Biological Conservation de janvier 2009, dont l'ampleur a "surpris" l'équipe. Les chercheurs ont retrouvé un tiers environ des espèces disparues au bord des parcelles. Il y a donc aujourd'hui plus de biodiversité autour des champs cultivés qu'à l'intérieur.

Ce résultat marque aussi un succès : les agriculteurs ont réussi à "nettoyer" leurs terres des ennemis des cultures et à augmenter considérablement les rendements. Ils ont rempli la mission qui leur avait été confiée : nourrir la population. Mais l'utilisation d'herbicides et d'engrais, les labours profonds, l'utilisation de chaux pour amender les terres, l'irrigation ont détruit une partie de la flore, et sans doute de la faune des campagnes


POLLINISATEURS

Car les adventices, contrairement à leur mauvaise réputation, sont utiles. Leurs graines alimentent les oiseaux, leurs fleurs les insectes pollinisateurs. Les travaux menés au Muséum d'histoire naturelle sur les populations d'oiseaux communs, considérées comme un bon indicateur de biodiversité, le confirment. Entre 1989 et 2006, l'abondance des oiseaux communs a baissé de 30 % en milieu agricole et est restée stable dans les villes.

Faut-il en arriver à protéger les bleuets, les chardons, l'ivraie et le chiendent ? Sans aller jusque-là, M. Reboud estime qu'un "effort particulier" devrait être fait pour préserver les bords des champs et des chemins, afin de "contribuer au maintien de la biodiversité". Et dans les champs ? La division par deux de l'usage des pesticides, si possible d'ici à dix ans, fait partie des principaux chantiers du Grenelle de l'environnement.

Des pistes existent pour diminuer le recours aux produits chimiques. Mais remplacer les désherbants par du travail mécanique ne suffit pas. C'est tout le système de production, qui repose sur la spécialisation des cultures et l'utilisation préventive de la chimie, qu'il faudra repenser pour parvenir à l'objectif.

 

 

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Vendredi 30 janvier 2009
Le parc éolien de Saint-Georges - Migny est une réalité depuis quelques jours. Les trois pales du premier mat du parc des Barbes d’Or, sur la commune de Migny, ont gagné les airs depuis quelques jours. Elles ne tourneront pas avant plusieurs semaines. Le temps de raccorder la turbine au réseau EDF.
De nombreux automobilistes, tenus à distance, apprécient ce chantier et ne manquent pas d’immortaliser cette entrée dans l’ère de l’énergie renouvelable.
La construction se poursuit, depuis le début de la semaine, de l’autre côté de la Départementale 34 (Saint-Georges - Migny). La grue géante de 100 mètres de hauteur a été démontée et remontée à quelques centaines de mètres, où la deuxième éolienne prend corps, élément après élément.

NR du 30/01/2009
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Mardi 27 janvier 2009
Confrontés au varroa, aux pesticides et bientôt au frelon asiatique, les apiculteurs de l'Indre ne baissent pas les bras.
 
Comme chaque année, le varroa aura été l'un des sujets phare de l'assemblée générale du Groupement de défense sanitaires des abeilles de l'Indre qui a eu lieu samedi, à Argenton-sur-Creuse. Ce parasite arrivé il y a une trentaine d'années reste un danger permanent pour les ruches qu'il peut décimer en quelques mois.
D'où la lutte intense gérée par l'association qui a décidé de financer à l'essai une partie du coût des traitements « suite au refus du conseil général d'augmenter sa participation à l'achat des médicaments. »
 
Identifier le frelon asiatique
 
La distribution de 8.670 lanières ou barquettes (soit près du double sur un an !) montre l'importance de l'opération. « Ce succès à un prix : 2.500 €, soulignait le président Gérard Touret. Nous avons donc renouvelé notre demande auprès du Département. » Outre ce problème parasitaire récurrent, les apiculteurs redoutent maintenant le frelon asiatique, repéré à plusieurs reprises dans l'Indre. Pour anticiper cette invasion ils sont invités à signaler la présence d'individus ou de nids sur une fiche diffusée par le Muséum national d'histoire naturelle. L'identification officielle de l'insecte est en effet indispensable pour que le préfet déclare le département infesté et arrête un plan de lutte.
Cette réunion fut enfin l'occasion d'aborder les conséquences des pesticides agricoles, plus que jamais d'actualité, avec l'aide d'Alain Sandmeyeur, formateur à la Fnosad et intervenant du rucher école du jardin du Luxembourg à Paris.
Si le mot vigilance est plus que jamais d'actualité, les apiculteurs de l'Indre ne baissent pas les bras. Le travail sérieux paie, et Eric Degorces, installé à Concremiers, affirme qu'« actuellement les ruches sont belles » non sans avoir évoqué les effets nocifs des portables et des lignes haute tension qui désorientent les abeilles. Un souci de plus dans un milieu déjà fortement agressé.
Par franck - Publié dans : environnement
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