Mercredi 10 décembre 2008
Vendredi soir à Loches, une quarantaine de personnes a répondu à l'appel de l'association Vent de raison, à Dolus-le-Sec. Pour redire son opposition au projet éolien.
 
L ’association Vent de raison est contre l’installation d’un site industriel éolien. C’est une position non négociable : d’entrée de jeu, François Guillet annonce la couleur. Il ne s’agissait pas, vendredi soir, d’organiser un débat entre les pro et les anti-éolien mais de faire état de la situation à propos du projet de parc éolien sur Dolus-le-Sec et Tauxigny.
Rappelons, en effet, que l’entreprise VSB énergies nouvelles a déposé, le 2 octobre - via une société qu’elle a créée, Éoliennes de Dolus et Tauxigny - les demandes de permis de construire pour quatre éoliennes sur la commune de Tauxigny et pour cinq sur celle de Dolus-le-Sec (voir NR du 4 novembre).
Sans respecter totalement la procédure, comme le conteste l’association. « On a raison de s’inquiéter, vu la manière dont se comporte VSB depuis le début. Et cette demande de permis de construire a surpris tout le monde, même les élus », a répété François Guillet devant des habitants des deux communes concernées mais également venus de Reignac, de Saint-Branchs, de Saint-Bauld, etc.
Le président de Vent de raison a retracé ensuite l’historique du projet jusqu’à ce jour et avant la prochaine présentation du schéma départemental établi par le préfet (voir NR du 27 novembre).
 
Des éoliennes visibles du donjon de Loches
Une feuille de route qui, pour l’heure, semble plutôt favorable aux opposants, compte tenu notamment de la zone de protection spéciale Natura 2000 sur l’espace concerné.
Une interrogation demeure : Loches Développement va-t-elle ou non prendre la décision de créer une zone de développement éolien (ZDE), étape indispensable pour pouvoir revendre l’électricité produite à EDF à un tarif préférentiel ? La communauté de communes reste circonspecte sur le sujet.
Alors, dans l’assemblée, forte d’une quarantaine de personnes, on relit, on décortique les éléments d’information aux habitants (disponibles en mairie) concernant le projet. Tout y passe. De la hauteur des éoliennes - 150 mètres en bout de pale. « On les verra du donjon de Loches ! », entend-on dans la salle - aux impacts visuels et sonores présentés « sans contre-expertise », en passant par les images de simulation « biaisées » et les retombées économiques du projet.
« On fantasme sur les sommes mais c’est un rêve », lance une représentante de l’association AEST. Et Vent de raison préfère éviter qu’il ne se transforme en cauchemar.
 
Des courriers de vigilance aux élus
Comme l’indique la procédure, une enquête publique va être ouverte pendant que la demande de permis de construire - il semblerait que celle-ci nécessite aujourd’hui des éléments complémentaires à fournir - est instruite par les services de la DDE.
L’occasion, comme l’a rappelé Vent de raison, pour les habitants, de faire état de leurs remarques au commissaire-enquêteur, « argument contre argument ». Mais ce n’est pas tout. L’association a envoyé des courriers au maire de Dolus, à Loches Développement ainsi qu’au préfet.
Ce dernier a répondu en disant « que les services de l’État seraient particulièrement vigilants sur l’instruction de permis de construire », a expliqué François Guillet qui a opté, avec l’assemblée, pour une pression épistolaire.
Des envois groupés de lettres-types devraient être faits. Idem via Internet. L’association devrait à nouveau réunir adhérents et sympathisants une fois que le schéma départemental de l’éolien sera effectif, le 1er janvier.
De son côté, l’association environnementale du Sud Touraine (AEST) a envoyé un courrier le 26 novembre à tous les maires du territoire intercommunal.
Intitulé « Éoliennes industrielles : c’est... du vent », le texte se veut pédagogique et précis : « Dans 15 ans, lorsque l’eldorado des prix de vente exorbitants à EDF sera terminé, et sans doute bien avant si la décision du Conseil d’État est respectée, le parc éolien ne sera plus rentable et les investisseurs l’abandonneront. Il faudra alors démanteler (... ) »

NR du 02/12/2008
Par franck - Publié dans : Eoliennes
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Mercredi 3 décembre 2008
Jacques Gérard, président d'Horizons vendômois, demande le gel des zones
de développement éolien.

 
Les promoteurs de l’industrie éolienne ont au moins deux projets en Vendômois : l’un, à Lunay, Savigny et Fontaine-les-Côteaux, où des agriculteurs ont été démarchés pour louer un terrain, l’autre à Épuisay, Danzé et Azé, où un mât de mesure du vent a été installé.
De source officieuse, il se dit que les conditions seraient très favorables à l’installation de quatre ou cinq éoliennes. Un petit parc, en fait.
Le maire d’Azé, Christian Guellier, est bien sûr au courant de tout cela, mais se veut très prudent sur un dossier qu’il sait sensible : « Je suis assez favorable à tout ce qui participe au développement des énergies renouvelables, mais il me faudra tous les éléments pour me prononcer. Je sais effectivement que les éoliennes coûtent cher, qu’elles sont inesthétiques, même si ce n’est pas pire que les pylônes à haute tension. Le projet ne fera, de toute façon, pas l’unanimité ».
C’est d’ailleurs là que le bât blesse : les sociétés privées ou publiques qui installent les éoliennes sont accusées de réaliser de confortables bénéfices puisqu’EDF leur garantit 8,2 centimes par kw/h pendant quinze ans. Une si noble cause au service de l’argent, cela heurte beaucoup de sensibilités...
 
’’ Des paysages non dénaturés ’’
Mais ce n’est pas sur ce terrain que se bat Jacques Gérard : l’association Horizons vendômois qu’il préside et trois autres associations (*) ont écrit au préfet de région pour lui tenir ce discours : « Nos paysages sont riches, variés et non dénaturés. Ils ne sont donc pas compatibles avec des éoliennes qui ont une hauteur de 120 à 150 mètres ».
Aussi, Jacques Gérard et ses amis demandent-ils un gel des zones de développement éolien, en attendant que les SRER (schémas régionaux des énergies renouvelables), plus contraignants pour les installateurs d’éoliennes, se mettent en place.
Le président d’Horizons vendômois craint, en effet, que les installateurs n’en profitent pour se livrer à un rush. « De toute façon, il règne une grande opacité dans les projets d’aménagement d’éoliennes », conclut Jacques Gérard.

(*) SOS environnement Vendôme, Azé, Danzé et Épuisay, Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, Association pour la défense du cadre de vie de Villedieu.

NR du 03/12/08

Par franck
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Mardi 2 décembre 2008
D'ici 2010, la part de l'électricité d'origine renouvelable sur l'ensemble du territoire européen doit normalement atteindre 21%. Pour parvenir à cet objectif, la France a tout particulièrement misé sur le développement de l'énergie éolienne, censée fournir elle seule 75% de la puissance nécessaire pour atteindre l'objectif fixé, en annonçant la construction d'environ 2000 éoliennes permettant une capacité de production d'au moins 2000 MW. À cet effet, le gouvernement français a mis en place une politique d'incitation essentiellement fondée sur l'obligation faite à EDF d'acheter à un tarif préférentiel l'électricité d'origine éolienne produite par des opérateurs privés. Mais dans le même temps où les projets éoliens se sont développés, ont aussi émergé les contestations de riverains dont le cadre de vie s'en trouvait menacé. Jusqu'à présent, le contentieux a essentiellement concerné les permis de construire accordés ou refusés pour l'implantation de projets éoliens. Les recours exercés stigmatisent différents types de nuisances et de dangers pouvant résulter de l'implantation et du fonctionnement des éoliennes. Le risque pour les oiseaux est souvent évoqué. Mais l'argument retient rarement l'attention des tribunaux, les études scientifiques démontrant que la plupart des oiseaux identifie et évite les pales d'éoliennes, même s'il convient, par précaution, d'éviter les implantations à l'intérieur de couloirs de migration. Les tribunaux ne se montrent pas davantage convaincus par l'argument tiré des effets néfastes du fonctionnement des éoliennes pour la santé des riverains. Les éoliennes émettent pourtant des bruits qui comportent une part importante de sons basse fréquence, dont un rapport de l'Organisation mondiale de la santé indique qu'ils entraînent des perturbations du sommeil et donc de l'équilibre psychique et physiologique des personnes. Un éloignement de 500 mètres semble toutefois suffisant pour réduire les troubles sonores subis par les riverains. Les tribunaux sont en revanche nettement plus sensibles à l'impact paysager des implantations d'éoliennes. Les tribunaux contrôlent ainsi de manière approfondie l'atteinte au site entraînée par l'installation d'éoliennes, en considération des caractéristiques particulières du secteur d'implantation. S'ils admettent une implantation dans un secteur d'urbanisme diffus traversé par des infrastructures ferroviaires et autoroutières, par contre, ils ne peuvent que censurer une implantation à proximité d'un site naturel protégé ou d'un monument historique classé. Outre l'atteinte au paysage, les tribunaux se sont aussi préoccupés du risque d'accident en cas de rupture du mât ou de détachement d'une pale d'éolienne, "la projection de fragments de pales ayant été observée jusqu'à la distance de 300 mètres, une distance de 500 mètres ayant été atteinte dans un cadre expérimental". Quelque soit leur légitimité, ces contentieux montrent la nécessité d'une planification territoriale du développement de l'éolien. En ce sens, le législateur a confié le soin aux préfets de délimiter, dans chaque département, des zones de développement de l'éolien en tenant compte du potentiel éolien, des possibilités de raccordement au réseau électrique mais aussi de la protection des paysages, des monuments historiques et des sites remarquables ou protégés. Si les implantations d'éoliennes en dehors de ces zones demeurent juridiquement possibles, elles semblent toutefois économiquement compromises puisque EDF ne sera pas tenue de racheter à un tarif préférentiel l'électricité produite en dehors des zones délimitées par le préfet. Les promoteurs de l'énergie éolienne doivent ainsi tenir compte des impératifs de protection du voisinage et de l'environnement, non seulement pour assurer la sécurité juridique de leurs investissements, mais aussi pour en préserver la rentabilité financière.
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Lundi 1 décembre 2008
En annulant le permis de construire d’un parc éolien, le tribunal de Lyon vient de réaliser une première: mettre fin à un projet pour des considérations esthétiques.

Un parc éolien composé de 8 éoliennes de 126 mètres et d’une puissance de 1,5 mégawatt (MW) chacune aurait dû voir le jour sur une ligne de crête à proximité des communes de Prémillieu, Virieu-le-Grand, Armix et Thezillieu (Ain). Le projet, porté par la société Erelis Enel, filiale de l’Italien Enel, avait été autorisé en 2006 par un arrêté du préfet de l’Ain. La commune de Thezillieu avait alors engagé une action en justice.

Par un jugement du 4 novembre, le tribunal administratif de Lyon a donc annulé le permis de construire. Certes, il met en cause l’étude d’impact, qui avait proposé un projet à impact moindre sur le paysage: 6 éoliennes de 2 MW. Mais le juge ne s’est pas arrêté là, selon Carl Enckell, avocat de la commune de Thezillieu, associé du cabinet Adamas. «C’est l’emplacement même du parc qui est mis en cause. Le juge reconnaît que le site n’est pas classé, mais qu’il n’en est pas moins remarquable. Ce ne sont pas seulement des arguments juridiques, mais aussi esthétiques.»

Le site en question a d’ailleurs été le lieu de tournage du dernier film de Luc Jacquet, Le renard et l’enfant, «beaucoup commenté pendant le procès, puisqu’il a été tourné sur le plateau de Retord, où aurait dû se construire le parc», explique Carl Enckell.

«Le jugement est particulièrement intéressant, d’un point de vue juridique, même s’il est affligeant pour l’éolien, déclare Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement (FNE). L’article invoqué (1) est surtout utilisé lorsqu’un site fait l’objet d’une protection réglementaire, du type Natura 2000 ou Biotope. Ce n’est pas le cas de ce site.»

L’annulation d’un permis de construire est plutôt rare (2). «On voit surtout des cas de refus de permis de construire. En pleine crise des éoliennes, cela commence à faire beaucoup…»

Ironie de l’affaire, selon Arnaud Gossement: un des motifs d’annulation «relève de l’inversion de la charge de la preuve [notion adoptée dans le projet de loi Grenelle I]. Le porteur de projet n’a pas prouvé qu’il pouvait envisager de meilleure solution pour l’environnement. Ici, ce principe s’applique à une mesure ‘grenello-compatible’».

La décision n’est pas définitive, puisque Erelis Enel est susceptible de faire appel.

JDLE du 21/11/2008

(1) Article R. 111-21 du code de l’urbanisme
(2) Voir bulletin d’envirodroit-europe.net pour le JDLE «Eolien: annulation d’un permis de construire en raison de risques d’accident»




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Jeudi 27 novembre 2008

Cinq maires du sud de l'Indre ne sont toujours pas fixés sur le projet d'implantation de douze éoliennes sur leur territoire. Ils s'impatientent.
 
Quatre ans qu'un projet de trois champs de quatre éoliennes chacun est en gestation sur les communes de Mouhet, Vigoux, Parnac, Bazaiges et Celon. Des demandes de permis de construire ont été adressées aux services compétents du département. Mais depuis, aucune réponse. Les élus des villages ne comprennent pas les raisons de ce blocage. « Le dossier a été mis en œuvre par la société Nordex, qui a relevé des vents favorables. Ce projet a été élaboré en collaboration avec divers organismes. Des modifications ont été apportées, explique Gérard Blanchard, maire de Vigoux. Aucune association ne s'est mise en travers de notre chemin. Seule la DDE n'a pas émis un avis favorable, vis-à-vis du paysage. » Alors les maires attendent d'être fixés sur le sort de ces éoliennes. « On ne nous donne pas de vraies raisons,On nous cite les villages touristiques de Gargilesse et de Saint-Benoît. Mais a priori on ne verrait pas les éoliennes de là-bas. On développe cette énergie en Champagne berrichonne, mais pas ici. C'est d'autant plus absurde que l'on nous demande de délibérer sur des projets éoliens dans le Nord du Limousin, près de chez nous. »
 
“ Juste contribuer au développement éolien ”
Les maires ne font pas de la manne financière une priorité. « On veut juste contribuer au développement de cette énergie. » Conseiller régional Verts, Jean Delavergne n'est pas un acharné de l'éolien : « Mais il me semble nécessaire de faire contrepoids au “ Vent mauvais qui souffle sur l'éolien ” au niveau national. Les douze éoliennes auraient une capacité totale de production de 30 mégawatts, le barrage d'Eguzon représente 70 MG et les panneaux photovoltaïques de Chaillac dégageraient 13 MG. Ces trois énergies peuvent être complémentaires. » Lors d'une allocution devant le conseil général pour présenter le bilan annuel des activités de l'Etat, le préfet de l'Indre avait abordé ce sujet. Il n'est pas contre le principe mais conseille la prudence, en laissant le temps à la population de s'habituer aux premières éoliennes qui s'implanteront dans le département.
estime Roger Jambut, maire de Mouhet.

NR du 27/1/08

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Jeudi 27 novembre 2008
A compter du 1er janvier 2009, un schéma départemental encadrera l'implantation des parcs éoliens en fonction des contraintes techniques et paysagères.
 
Avec la montée en puissance des énergies renouvelables, les éoliennes ont le vent en poupe. Mais faut-il pour autant les laisser fleurir n'importe où ? « Non », a répondu en début d'année le préfet d'Indre-et-Loire en refusant le permis de construire d'un parc de cinq éoliennes sur les communes d'Orbigny et Céré-la-Ronde.
Depuis cet épisode, la préfecture a entrepris de clarifier les choses en élaborant un schéma qui définit et délimite les zones potentielles de développement de l'éolien dans le département. Le document établi par les services de l'Équipement est actuellement soumis aux élus, représentant le conseil général, les communautés de communes et les chambres consulaires. Au terme de cette phase de consultation, le nouveau schéma devrait entrer en vigueur le 1er janvier
.
> Vents faibles. « Permettre un développement raisonné et harmonieux » des installations éoliennes dans le département : tel est l'objectif du schéma élaboré par la préfecture. La loi stipule expressément que les zones de développement de l'éolien (ZDE) doivent être définies en fonction de contraintes techniques et environnementales, mais aussi du « potentiel éolien ». Il s'avère que le département d'Indre-et-Loire « n'est pas l'un des plus ventés ». La vitesse moyenne des vents se situe entre 15 et 20 km/h alors que les éoliennes atteignent un rendement optimal à partir de 50 km/h.
> Servitudes. Le projet de schéma départemental prend en compte un certain nombre de contraintes techniques mais aussi de servitudes d'utilité publique.
Des périmètres de protection ont été délimités autour des zones de captages en eau potable, des stations radioélectriques ou encore des activités aéronautiques (civiles et militaires). Les installations du centre de contrôle de Cinq-Mars-la-Pile sont ainsi prises en compte.
 
Protéger le patrimoine et les paysages
> Zones sensibles. Les principales restrictions du futur schéma portent sur la protection des paysages, des monuments historiques ou des éléments remarquables du patrimoine. Toute implantation d'éoliennes est interdite dans les vallées de la Loire, de l'Indre, du Cher, de la Vienne ou de la Creuse. Le périmètre du Val de Loire, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, bénéficie d'une attention toute particulière. Les massifs forestiers, les vignobles, les paysages de relief ou de plateau sont également classés en « zones sensibles ».
Au regard de la carte de synthèse du futur schéma, il apparaît qu'une grande partie du territoire départemental est classée en zones sensibles, voire très sensibles, ce qui ne laisse guère de place aux éventuels parcs éoliens.
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Lundi 17 novembre 2008

Développer les énergies renouvelables, c’est l’une des mesures phares du Grenelle. Le ministre de l’Ecologie nous dévoile en avant-première son plan pour que celles-ci représentent 20 % de notre consommation d’énergie en 2020.

A l'occasion de la semaine des énergies renouvelables, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, présente ce matin cinquante mesures pour développer les énergies vertes, conformément à ses engagements.
En voici les principaux points.

• Un milliard pour le chauffage écolo. Le gouvernement débloquera 1 milliard d’euros entre 2009 et 2011 pour alimenter un « fonds chaleur renouvelable ».

Objectif : diversifier les chauffages dans l’habitat collectif, le tertiaire et l’industrie, en développant la production de chaleur à partir de ressources quasi inépuissables comme le bois, l’énergie solaire ou la géothermie (chaleur du sol).

• Deux millions de foyers chauffés par le sous-sol.
Le ministère de l’Ecologie compte multiplier par six, d’ici à 2020, la production d’énergie issue du sous-sol. L’objectif est d’équiper deux millions de foyers de pompes à chaleur en relançant les programmes de géothermie en Ile-de-France, en Alsace, en Aquitaine, en Midi-Pyrénées et dans la région Centre.

• Une réglementation plus stricte pour les éoliennes.
A propos de l'éolien, le ministre confirme l'objectif de l'implantion de 8.000 éoliennes en France d'ici 2020 "en incluant l'énergie marine". Mais "il va falloir améliorer la concertation sur le terrain et tenir davantage compte de la protection des paysages", assure M. Borloo, qui reconnaît que "le développement de l'éolien a été un peu anarchique".
La mobilisation des anti-éoliens, et notamment de l’ex-président de la République Valéry Giscard d’Estaing, a visiblement payé. Le gouvernement annonce en effet une « amélioration de la planification territoriale, de l’encadrement réglementaire et de la concertation locale » avant toute nouvelle implantation d’éolienne. Objectif : « Eviter le mitage du territoire et limiter les impacts sur les paysages, le patrimoine et la qualité de vie des riverains. » « Le Grenelle a donné du souffle aux énergies renouvelables mais un vent mauvais souffle sur les éoliennes. Les coups de boutoir se multiplient… et il ne faudrait pas que le Grenelle 2 décourage les investissements dans ce secteur », redoute de son côté l’association France Nature Environnement. Le développement de ces moulins à vent en mer sera en revanche facilité.

* La France veut devenir le leader mondial du solaire.
Un appel d’offres sera lancé avant la fin de l’année pour la construction, d’ici à 2011, d’au moins une centrale solaire dans chaque région. Un dispositif de soutien tarifaire permettra de faciliter le déploiement de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments professionnels (supermarchés, bâtiments industriels ou agricoles de grande taille). Les toitures des bâtiments de l’Etat en seront également équipées. Enfin, les démarches administratives et fiscales seront simplifiées pour les particuliers désireux d’équiper leur maison de panneaux n’excédant pas une surface de 30 m 2 .
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Lundi 17 novembre 2008
Tout le monde sait que le stockage de l'énergie demeure encore le talon d'Achille des véhicules électriques. Dans la poursuite de son objectif de devenir le chef de file mondial en matière de développement de véhicules à zéro émission capable, même, de rouler sur les autoroutes, ZENN vient de faire un pas important grâce aux nouveaux accumulateurs conçus par EEStor, son principal partenaire.

Grâce à la nouvelle technologie mise au point par EEStor, la cityZENN sera une véritable routière avec une vitesse de pointe de 125 km/h et une autonomie de 400 kilomètres. Une cityZENN à émission zéro pourrait être rechargée en moins de cinq minutes, et ses frais de fonctionnement ne représenteraient que 10 % de ceux d'un moteur à combustion interne traditionnel.


Actuellement, ZENN travaille à la conception d'un groupe motopropulseur permettant de remplacer le moteur à combustion interne dans les véhicules commercialisés en Amérique.

ZENN a actuellement les droits exclusifs sur la technologie d'EEStor dans les marchés suivants :
  • Tous les nouveaux véhicules jusqu'à 1400 kilos, à l'exception du poids des batteries;
  • Toutes les conversions à l'électricité des véhicules à moteur à combustion internes;
  • Toutes les voiturettes de golf ainsi que les petits et moyens véhicules utilitaires.
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Jeudi 13 novembre 2008








Une série de photos des monuments, maisons et paysages du Boischaut nord à Préaux













Par franck
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Jeudi 13 novembre 2008
A l’occasion de sa visite sur le site Saint-Gobain de Vaujours (93) mardi dernier dans le cadre d’un point d’étape sur le Grenelle de l’Environnement, Nicolas Sarkozy en a profité pour aborder différents thèmes concernant l’ensemble des acteurs de la construction.
Outre, son message très clair quant à l’indispensable engagement sur les résultats des professionnels du secteur (voir article XXX), le chef de l’Etat est revenu sur l’indispensable mixité énergétique en fustigeant au passage les partisans du « tout éolien »


Vidéo " Le Moniteur "
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Samedi 1 novembre 2008
Pour préserver le bocage, le PNR a décidé de lancer une vaste opération de plantation de haies champêtres et d'arbres isolés. L' « opération bouchures », lancée par le parc, s'inscrit dans un projet global ayant pour objectifs la préservation et la gestion des paysages du bocage. Jusqu'à présent, cette action, subventionnée jusqu'à 80 %, s'adressait aux agriculteurs et particuliers habitant les communes du sud de la Creuse. Comme le souligne Jean-Paul Chanteguet, le président du parc : « Le mot bouchure est sans doute l'un des tout premiers mots que l'on apprend. J'ai été enthousiasmé par cette opération qui est fondamentale car le bocage représente une force. En même temps cela montre toutes les formes d'intérêts que les élus portent à leur territoire. » Ainsi, par rapport à une étude « vallées et bocages » des paysagistes de l'agence A Ciel Ouvert, le Parc naturel régional de la Brenne cherche à encourager la plantation de haies champêtres et d'arbres isolés. Le tout afin de conserver une diversité typologique de haies, et de renouveler les arbres de haut jet. En 2006, le Parc avait d'ailleurs déjà lancé une opération de ce type avec « Savez vous planter des haies ? », en partenariat avec l'Éducation nationale. Ailleurs, on peut citer une démarche assez proche, dans le Cher, à Saint-Amand-Montrond. “ Un engagement des propriétaires ” Cette opération va s'appuyer sur l'expérience d'un technicien de la chambre d'agriculture ayant déjà conduit plusieurs actions de ce type dans le département. Ainsi, à partir d'une liste d'essences locales et adaptées, une commande groupée sera réalisée et subventionnée avec livraison début février 2009. Les plants, protection et tuteur, seront subventionnés à 80 %. La paille de lin sera complètement prise en charge. Elle est produite sur le territoire du parc et se montre intéressante quant à la pose et quant à sa dégradation lente. Les dossiers sont à retirer près du Parc, et ils devront être déposés complets avant le 15 décembre. Auparavant, une visite individuelle d'Edith Machline, technicienne du parc, sera proposée à chaque participant pour déterminer les essences à planter et finaliser le projet. « En contrepartie du financement des plants, nous demandons un engagement des propriétaires ou exploitants sur le respect du cahier des charges », précise la technicienne. En tout cas, cette opération doit être terminée en juin 2009.
Contact, Édith Machline, PNR, tél. 02.54.28.12.12
Par franck - Publié dans : environnement
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Vendredi 31 octobre 2008
56 communes de l'Indre et 112 du Cher peuvent poser leur candidature jusqu'à ce soir auprès de l'Andra pour accueillir un centre de déchets nucléaires.
 
A ce jour, aucune commune des 168 du Berry (1) sollicitées par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) n'a émis le souhait de recevoir sur ses terres un site d'enfouissement de ces rejets, dits à faible radioactivité et à longue vie. Des conseillers municipaux délibèrent encore cette semaine sur ce sujet, d'autres le feront début novembre après les vacances scolaires, se laissant un court délai pour prendre une décision. « Si une commune pose sa candidature, elle s'engage dans un processus irréversible, affirme André Jamet, coordinateur du Comité anti-déchets nucléaires de l'Indre et maire-adjoint de Lys-Saint-Georges. En répondant favorablement, des études sur le terrain très coûteuses vont s'enchaîner et on ne pourra pas revenir en arrière. »
 
“ Des élus pris en otage ”
  Le Cadni, créé le 30 juin dernier, a eu connaissance d'une vingtaine de délibérations prises par les conseils municipaux. « En effet, les maires ont été contactés à la mi-juin, juste avec les vacances, et doivent se prononcer sur un sujet délicat. Beaucoup d'entre eux n'ont pas donné suite ou traitent ce sujet par le mépris. » Après des tentatives d'installation d'un site en 1984 puis en 1993, l'Andra a choisi de s'adresser à 3.115 communes françaises. « Nous refusons de jouer les apprentis sorciers sur le dos des générations futures, s'exprimait Jean Petitprêtre, maire du Poinçonnet. Les élus ont été pris en otage, sur des questions qui ne sont pas de leurs compétences. » Vicq-Exemplet a été le terrain de nombreux rebondissements ces derniers jours : le conseil municipal est revenu sur sa première décision, rejetant ainsi la proposition d'accueil d'un site, après la mobilisation de la population et du Cadni. « Ce sont des gens de la base qui ont fait bouger les choses, reconnaît Jean Delavergne, président des Verts Indre et conseiller régional. Nos grands élus n'ont pas pris position. Heureusement, nous avons pu compter sur une mobilisation citoyenne. »

(1) Il s'agit des communes de quatre cantons de l'Indre (Ardentes, Issoudun-Sud, La Châtre et Neuvy-Saint-Sépulchre) et de dix du Cher (Baugy, Le Châtelet, Dun-sur-Auron, La Guerche-sur-l'Aubois, Lignières, Nérondes, Charenton-du-Cher, Châteauneuf-sur-Cher, Saint-Amand-Montrond et Sancoins).

© NR du 30/10/08

Par franck - Publié dans : environnement
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