Mercredi 10 décembre 2008
Vendredi soir à Loches, une quarantaine de personnes a répondu à l'appel de l'association
Vent de raison, à Dolus-le-Sec. Pour redire son opposition au projet éolien.
L ’association Vent de raison est contre l’installation d’un site industriel éolien. C’est une position non négociable : d’entrée de jeu, François Guillet annonce la couleur. Il
ne s’agissait pas, vendredi soir, d’organiser un débat entre les pro et les anti-éolien mais de faire état de la situation à propos du projet de parc éolien sur Dolus-le-Sec et Tauxigny.
Rappelons, en effet, que l’entreprise VSB énergies nouvelles a déposé, le 2 octobre - via une société qu’elle a créée, Éoliennes de Dolus et Tauxigny - les demandes de permis de construire pour
quatre éoliennes sur la commune de Tauxigny et pour cinq sur celle de Dolus-le-Sec (voir NR du 4 novembre).
Sans respecter totalement la procédure, comme le conteste l’association. « On a raison de s’inquiéter, vu la manière dont se comporte VSB depuis le début. Et cette demande de permis de
construire a surpris tout le monde, même les élus », a répété François Guillet devant des habitants des deux communes concernées mais également venus de Reignac, de Saint-Branchs, de
Saint-Bauld, etc.
Le président de Vent de raison a retracé ensuite l’historique du projet jusqu’à ce jour et avant la prochaine présentation du schéma départemental établi par le préfet (voir NR du 27 novembre).
Des éoliennes visibles du donjon de Loches
Une feuille de route qui, pour l’heure, semble plutôt favorable aux opposants, compte tenu notamment de la zone de protection spéciale Natura 2000 sur l’espace concerné.
Une interrogation demeure : Loches Développement va-t-elle ou non prendre la décision de créer une zone de développement éolien (ZDE), étape indispensable pour pouvoir revendre l’électricité
produite à EDF à un tarif préférentiel ? La communauté de communes reste circonspecte sur le sujet.
Alors, dans l’assemblée, forte d’une quarantaine de personnes, on relit, on décortique les éléments d’information aux habitants (disponibles en mairie) concernant le projet. Tout y passe. De la
hauteur des éoliennes - 150 mètres en bout de pale. « On les verra du donjon de Loches ! », entend-on dans la salle - aux impacts visuels et sonores présentés « sans contre-expertise
», en passant par les images de simulation « biaisées » et les retombées économiques du projet.
« On fantasme sur les sommes mais c’est un rêve », lance une représentante de l’association AEST. Et Vent de raison préfère éviter qu’il ne se transforme en cauchemar.
Des courriers de vigilance aux élus
Comme l’indique la procédure, une enquête publique va être ouverte pendant que la demande de permis de construire - il semblerait que celle-ci nécessite aujourd’hui des éléments complémentaires à
fournir - est instruite par les services de la DDE.
L’occasion, comme l’a rappelé Vent de raison, pour les habitants, de faire état de leurs remarques au commissaire-enquêteur, « argument contre argument ». Mais ce n’est pas tout. L’association a
envoyé des courriers au maire de Dolus, à Loches Développement ainsi qu’au préfet.
Ce dernier a répondu en disant « que les services de l’État seraient particulièrement vigilants sur l’instruction de permis de construire », a expliqué François Guillet qui a opté, avec
l’assemblée, pour une pression épistolaire.
Des envois groupés de lettres-types devraient être faits. Idem via Internet. L’association devrait à nouveau réunir adhérents et sympathisants une fois que le schéma départemental de l’éolien sera
effectif, le 1er janvier.
De son côté, l’association environnementale du Sud Touraine (AEST) a envoyé un courrier le 26 novembre à tous les maires du territoire intercommunal.
Intitulé « Éoliennes industrielles : c’est... du vent », le texte se veut pédagogique et précis : « Dans 15 ans, lorsque l’eldorado des prix de vente exorbitants à EDF sera terminé, et sans doute
bien avant si la décision du Conseil d’État est respectée, le parc éolien ne sera plus rentable et les investisseurs l’abandonneront. Il faudra alors démanteler (... ) »
NR du 02/12/2008
Par franck
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Jacques Gérard, président d'Horizons vendômois, demande le gel des zones
de développement éolien.
Les promoteurs de l’industrie éolienne ont au moins deux projets en Vendômois : l’un, à Lunay, Savigny et Fontaine-les-Côteaux, où des agriculteurs ont été démarchés
pour louer un terrain, l’autre à Épuisay, Danzé et Azé, où un mât de mesure du vent a été installé.
De source officieuse, il se dit que les conditions seraient très favorables à l’installation de quatre ou cinq éoliennes. Un petit parc, en fait.
Le maire d’Azé, Christian Guellier, est bien sûr au courant de tout cela, mais se veut très prudent sur un dossier qu’il sait sensible : « Je suis assez favorable à tout ce qui participe au
développement des énergies renouvelables, mais il me faudra tous les éléments pour me prononcer. Je sais effectivement que les éoliennes coûtent cher, qu’elles sont inesthétiques, même si ce n’est
pas pire que les pylônes à haute tension. Le projet ne fera, de toute façon, pas l’unanimité ».
C’est d’ailleurs là que le bât blesse : les sociétés privées ou publiques qui installent les éoliennes sont accusées de réaliser de confortables bénéfices puisqu’EDF leur garantit 8,2 centimes par
kw/h pendant quinze ans. Une si noble cause au service de l’argent, cela heurte beaucoup de sensibilités...
’’ Des paysages non dénaturés ’’
Mais ce n’est pas sur ce terrain que se bat Jacques Gérard : l’association Horizons vendômois qu’il préside et trois autres associations (*) ont écrit au préfet de région pour lui tenir ce discours
: « Nos paysages sont riches, variés et non dénaturés. Ils ne sont donc pas compatibles avec des éoliennes qui ont une hauteur de 120 à 150 mètres ».
Aussi, Jacques Gérard et ses amis demandent-ils un gel des zones de développement éolien, en attendant que les SRER (schémas régionaux des énergies renouvelables), plus contraignants pour les
installateurs d’éoliennes, se mettent en place.
Le président d’Horizons vendômois craint, en effet, que les installateurs n’en profitent pour se livrer à un rush. « De toute façon, il règne une grande opacité dans les projets d’aménagement
d’éoliennes », conclut Jacques Gérard.
(*) SOS environnement Vendôme, Azé, Danzé et Épuisay, Société archéologique, scientifique et littéraire du
Vendômois, Association pour la défense du cadre de vie de Villedieu.
NR du 03/12/08
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En annulant le permis de construire d’un parc éolien, le tribunal de Lyon vient de réaliser une première:
mettre fin à un projet pour des considérations esthétiques.
Un parc éolien composé de 8 éoliennes de 126 mètres et d’une puissance de 1,5 mégawatt (MW) chacune aurait dû voir le jour sur une ligne de crête à proximité des communes de Prémillieu,
Virieu-le-Grand, Armix et Thezillieu (Ain). Le projet, porté par la société Erelis Enel, filiale de l’Italien Enel, avait été autorisé en 2006 par un arrêté du préfet de l’Ain. La commune de
Thezillieu avait alors engagé une action en justice.
Par un jugement du 4 novembre, le tribunal administratif de Lyon a donc annulé le permis de construire. Certes, il met en cause l’étude d’impact, qui avait proposé un projet à impact moindre sur
le paysage: 6 éoliennes de 2 MW. Mais le juge ne s’est pas arrêté là, selon Carl Enckell, avocat de la commune de Thezillieu, associé du cabinet Adamas. «C’est l’emplacement même du parc qui est
mis en cause. Le juge reconnaît que le site n’est pas classé, mais qu’il n’en est pas moins remarquable. Ce ne sont pas seulement des arguments juridiques, mais aussi esthétiques.»
Le site en question a d’ailleurs été le lieu de tournage du dernier film de Luc Jacquet, Le renard et l’enfant, «beaucoup commenté pendant le procès, puisqu’il a été tourné sur le plateau de
Retord, où aurait dû se construire le parc», explique Carl Enckell.
«Le jugement est particulièrement intéressant, d’un point de vue juridique, même s’il est affligeant pour l’éolien, déclare Arnaud Gossement, porte-parole de France nature environnement (FNE).
L’article invoqué (1) est surtout utilisé lorsqu’un site fait l’objet d’une protection réglementaire, du type Natura 2000 ou Biotope. Ce n’est pas le cas de ce site.»
L’annulation d’un permis de construire est plutôt rare (2). «On voit surtout des cas de refus de permis de construire. En pleine crise des éoliennes, cela commence à faire beaucoup…»
Ironie de l’affaire, selon Arnaud Gossement: un des motifs d’annulation «relève de l’inversion de la charge de la preuve [notion adoptée dans le projet de loi Grenelle I]. Le porteur de projet
n’a pas prouvé qu’il pouvait envisager de meilleure solution pour l’environnement. Ici, ce principe s’applique à une mesure ‘grenello-compatible’».
La décision n’est pas définitive, puisque Erelis Enel est susceptible de faire appel.
JDLE du 21/11/2008
(1) Article R. 111-21 du code de l’urbanisme
(2) Voir bulletin d’envirodroit-europe.net pour le JDLE «Eolien: annulation d’un permis de construire en raison de risques d’accident»
Par franck
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Cinq maires du sud de l'Indre ne sont toujours pas fixés sur le projet d'implantation de
douze éoliennes sur leur territoire. Ils s'impatientent.
Quatre ans qu'un projet de trois champs de quatre éoliennes chacun est en gestation sur les communes de Mouhet, Vigoux, Parnac, Bazaiges et Celon. Des demandes de
permis de construire ont été adressées aux services compétents du département. Mais depuis, aucune réponse. Les élus des villages ne comprennent pas les raisons de ce blocage. « Le dossier a
été mis en œuvre par la société Nordex, qui a relevé des vents favorables. Ce projet a été élaboré en collaboration avec divers organismes. Des modifications ont été apportées, explique
Gérard Blanchard, maire de Vigoux. Aucune association ne s'est mise en travers de notre chemin. Seule la DDE n'a pas émis un avis favorable, vis-à-vis du paysage. » Alors les maires
attendent d'être fixés sur le sort de ces éoliennes. « On ne nous donne pas de vraies raisons,On nous cite les villages touristiques de Gargilesse et de Saint-Benoît. Mais a priori
on ne verrait pas les éoliennes de là-bas. On développe cette énergie en Champagne berrichonne, mais pas ici. C'est d'autant plus absurde que l'on nous demande de délibérer sur des projets
éoliens dans le Nord du Limousin, près de chez nous. »
“ Juste contribuer au développement éolien ”
Les maires ne font pas de la manne financière une priorité. « On veut juste contribuer au développement de cette énergie. » Conseiller régional Verts, Jean Delavergne n'est pas un
acharné de l'éolien : « Mais il me semble nécessaire de faire contrepoids au “ Vent mauvais qui souffle sur l'éolien ” au niveau national. Les douze éoliennes auraient une capacité
totale de production de 30 mégawatts, le barrage d'Eguzon représente 70 MG et les panneaux photovoltaïques de Chaillac dégageraient 13 MG. Ces trois énergies peuvent être complémentaires. »
Lors d'une allocution devant le conseil général pour présenter le bilan annuel des activités de l'Etat, le préfet de l'Indre avait abordé ce sujet. Il n'est pas contre le principe mais conseille
la prudence, en laissant le temps à la population de s'habituer aux premières éoliennes qui s'implanteront dans le département. estime Roger Jambut, maire de Mouhet.
NR du 27/1/08
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Développer les énergies renouvelables, c’est l’une des mesures phares du Grenelle. Le ministre de l’Ecologie
nous dévoile en avant-première son plan pour que celles-ci représentent 20 % de notre consommation d’énergie en 2020.
A l'occasion de la semaine des énergies renouvelables, le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, présente
ce matin cinquante mesures pour développer les énergies vertes, conformément à ses engagements.
En voici les principaux points.
• Un milliard pour le chauffage écolo. Le gouvernement débloquera 1 milliard d’euros entre 2009 et 2011 pour alimenter un « fonds chaleur renouvelable ».
Objectif : diversifier les chauffages dans l’habitat collectif, le tertiaire et l’industrie,
en développant la production de chaleur à partir de ressources quasi inépuissables comme le bois, l’énergie solaire ou la géothermie (chaleur du sol).
• Deux millions de foyers chauffés par le sous-sol. Le ministère de l’Ecologie compte
multiplier par six, d’ici à 2020, la production d’énergie issue du sous-sol. L’objectif est d’équiper deux millions de foyers de pompes à chaleur en relançant les programmes de géothermie en
Ile-de-France, en Alsace, en Aquitaine, en Midi-Pyrénées et dans la région Centre.
• Une réglementation plus stricte pour les éoliennes.
A propos de l'éolien, le ministre confirme l'objectif de l'implantion de 8.000 éoliennes en France d'ici 2020 "en
incluant l'énergie marine". Mais "il va falloir améliorer la concertation sur le terrain et tenir davantage compte de la protection des paysages", assure M. Borloo, qui reconnaît que "le
développement de l'éolien a été un peu anarchique".
La
mobilisation des anti-éoliens, et notamment de l’ex-président de la République Valéry Giscard d’Estaing, a visiblement payé. Le gouvernement annonce en effet une « amélioration de la planification
territoriale, de l’encadrement réglementaire et de la concertation locale » avant toute nouvelle implantation d’éolienne. Objectif : « Eviter le mitage du territoire et limiter les impacts sur les
paysages, le patrimoine et la qualité de vie des riverains. » « Le Grenelle a donné du souffle aux énergies renouvelables mais un vent mauvais souffle sur les éoliennes. Les coups de boutoir se
multiplient… et il ne faudrait pas que le Grenelle 2 décourage les investissements dans ce secteur », redoute de son côté l’association France Nature Environnement. Le développement de ces moulins
à vent en mer sera en revanche facilité.
* La France veut devenir le leader mondial du solaire. Un
appel d’offres sera lancé avant la fin de l’année pour la construction, d’ici à 2011, d’au moins une centrale solaire dans chaque région. Un dispositif de soutien tarifaire permettra de faciliter
le déploiement de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments professionnels (supermarchés, bâtiments industriels ou agricoles de grande taille). Les toitures
des bâtiments de l’Etat en seront également équipées. Enfin, les démarches administratives et fiscales seront simplifiées pour les particuliers désireux d’équiper leur maison de panneaux n’excédant
pas une surface de 30 m 2 .
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56 communes de l'Indre et 112 du Cher peuvent poser leur candidature jusqu'à ce soir
auprès de l'Andra pour accueillir un centre de déchets nucléaires.
A ce jour, aucune commune des 168 du Berry (1) sollicitées par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) n'a émis le souhait de recevoir sur ses terres un site
d'enfouissement de ces rejets, dits à faible radioactivité et à longue vie. Des conseillers municipaux délibèrent encore cette semaine sur ce sujet, d'autres le feront début novembre après les
vacances scolaires, se laissant un court délai pour prendre une décision. « Si une commune pose sa candidature, elle s'engage dans un processus irréversible, affirme André Jamet,
coordinateur du Comité anti-déchets nucléaires de l'Indre et maire-adjoint de Lys-Saint-Georges. En répondant favorablement, des études sur le terrain très coûteuses vont s'enchaîner et on ne
pourra pas revenir en arrière. »
“ Des élus pris en otage ”
Le Cadni, créé le 30 juin dernier, a eu connaissance d'une vingtaine de délibérations prises par les conseils municipaux. « En effet, les maires ont été contactés à la mi-juin, juste
avec les vacances, et doivent se prononcer sur un sujet délicat. Beaucoup d'entre eux n'ont pas donné suite ou traitent ce sujet par le mépris. » Après des tentatives d'installation d'un site
en 1984 puis en 1993, l'Andra a choisi de s'adresser à 3.115 communes françaises. « Nous refusons de jouer les apprentis sorciers sur le dos des générations futures, s'exprimait Jean
Petitprêtre, maire du Poinçonnet. Les élus ont été pris en otage, sur des questions qui ne sont pas de leurs compétences. » Vicq-Exemplet a été le terrain de nombreux rebondissements ces
derniers jours : le conseil municipal est revenu sur sa première décision, rejetant ainsi la proposition d'accueil d'un site, après la mobilisation de la population et du Cadni. « Ce sont des
gens de la base qui ont fait bouger les choses, reconnaît Jean Delavergne, président des Verts Indre et conseiller régional. Nos grands élus n'ont pas pris position. Heureusement, nous
avons pu compter sur une mobilisation citoyenne. »
(1) Il s'agit des communes de quatre cantons de l'Indre (Ardentes, Issoudun-Sud, La Châtre et
Neuvy-Saint-Sépulchre) et de dix du Cher (Baugy, Le Châtelet, Dun-sur-Auron, La Guerche-sur-l'Aubois, Lignières, Nérondes, Charenton-du-Cher, Châteauneuf-sur-Cher, Saint-Amand-Montrond et
Sancoins).
© NR du 30/10/08
Par franck
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